Les analystes moussent après l’acquisition polonaise de Recticel

Recticel se focalise désormais sur les mousses flexibles et l'isolation. ©SISKA VANDECASTEELE

Le marché et les analystes financiers ont salué l'acquisition par Recticel d'une usine en Pologne. Ces derniers estiment que le prix payé est correct.

Depuis quelques années, Recticel a décidé de focaliser ses activités sur l’isolation et les mousses flexibles en délaissant l’automobile et la literie (cette division est actuellement en vente). En novembre dernier, elle annonçait la plus importante acquisition de son histoire. Le groupe avait mis 250 millions d’euros sur la table pour racheter FoamPartner qui produit une vingtaine de sorte de mousses.

15
euros
ING maintient son objectif de cours à 15 euros et son conseil à "acheter".

Commentant cette transaction un mois plus tard, les analystes d’ING suggéraient que le groupe pourrait ne pas en rester là et réaliser, dans le court terme, une acquisition dans le domaine de l’isolation. Ils ont eu le nez creux.

Un "deal" apprécié

Ce vendredi matin, Recticel a annoncé, en effet, le rachat, pour 30 millions d'euros, d’une usine située en Pologne qui produit des panneaux d’isolation thermique en polyisocyanurate. L’unité de production, qui tourne à 40% de sa capacité, a généré, en 2020, des ventes de 16,7 millions d’euros et un ebitda de 2,5 millions d’euros.

Un "deal " apprécié par le marché - le titre avançait de 2,7% en matinée – et par les analystes.

Chez KBC Securities, Wim Hoste ("accumuler"; 13 euros) note que ce rachat et celui de FoamPartner constituent de belles opérations tant en termes de prix qu’au niveau stratégique. "Nous voyons Recticel se transformer en une société à marge plus élevée avec un potentiel de génération de cash-flow libre sensiblement amélioré."

"Financièrement, Recticel dispose des moyens pour réaliser quelques opérations de ce type sans devoir désinvestir sa division literie immédiatement."
Kris Kippers
Analyste chez Degroof Petercam

Target relevé

Kris Kippers, de Degroof Petercam, estime, de son côté, que le prix qui représente un multiple de 12 fois l’ebitda est élevé, mais normal, dans ce secteur et qu’il existe de l'espace pour améliorer les marges lorsque les niveaux de capacité croîtront dans les prochaines années.

"Financièrement, ajoute-t-il, Recticel dispose des moyens pour réaliser quelques opérations de ce type sans devoir désinvestir sa division literie immédiatement." L’analyste juge que l’action est correctement valorisée, mais qu’il existe une latitude pour relever son objectif de cours à 13 euros contre 11,9 euros avant. Son conseil reste à "conserver".

Chez ING ("acheter"; 15 euros), le tandem au nez creux composé de Maxime Stranart et de Stijn Demeester juge aussi que le prix payé est juste. Si l’usine tourne à 100%, l’ebitda pourrait atteindre 6 millions d’euros abaissant le multiple de 12 fois l’ebitda à au moins 5 fois avance le duo.  

Il insiste aussi sur le fait que ce rachat ouvrira des opportunités commerciales significatives pour Recticel dans l’isolation en Europe centrale et orientale.

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