Menace sur 300 emplois chez AGC

Le plan d'économies qu'étudie la direction d'AGC pourrait provoquer la perte de 300 emplois et la fermeture de l'usine de Roux.

La situation difficile se confirme dans le secteur du verre en Belgique. Après l’annonce faite en mars dernier par le verrier Saint-Gobain de fermer son usine Sekurit à Auvelais entraînant la perte de 263 emplois, son concurrent AGC (ex-Glaverbel) s’apprête à lancer  un plan de restructuration en Belgique. Filiale du géant japonais Asahi glass, AGC occupe encore 2.000 personnes sur une dizaine de sites en Belgique.

D’après la direction, qui confirme l’étude d’un plan pour réduire les coûts, il s’agit de faire face à la crise. "Nos deux grands marchés, l’automobile et la construction, sont touchés par la crise. Il s’agit donc pour nous de réagir en augmentant notre efficacité et en réduisant nos coûts", confirme Marie-Ange Dhondt, la directrice de la communication d’AGC Europe.

Lors du dernier conseil d’entreprise européen, la direction a d’ailleurs annoncé aux syndicats avoir perdu 50 millions d’euros en Europe en 2012.

Si chez AGC on insiste pour dire que " tous les scénarios sont encore sur la table aujourd’hui et qu’aucune décision n’a encore été arrêtée", d’après nos informations, le plan que devrait bientôt dévoiler AGC pourrait entraîner la perte de 300 emplois. Ces chiffres sont d’ailleurs confirmés par une source interne chez AGC.

La direction refuse cependant de confirmer ces chiffres. "A l’heure actuelle, il est trop tôt pour le dire. Je peux juste vous confirmer que nous voulons réduire nos coûts dans les fonctions de support", précise encore Marie-Ange Dhondt.

Du côté syndical, c’est l’inquiétude. " La direction n’a encore rien confirmé mais il est clair qu’une restructuration au siège de Boisfort, une contraction de l’emploi au centre de recherche et de développement à Jumet et une fermeture de l’usine de Roux entraînera facilement une perte de 300 emplois ", estime Marc Moreau, secrétaire permanent de la CSC à Chaleroi.

Parmi les différentes pistes envisagées pour réduire ses coûts, AGC  étudie la fermeture de son usine de Roux. Spécialisée dans la fabrication de verres réfractaires pour le photovoltaïque, l’usine subit la crise du photovoltaïque en Europe. A l’arrêt depuis plusieurs semaines, ses 180 employés et ouvriers sont au chômage économique. "Aucune décision n'est encore prise. Il y a effectivement une crise dans le photovoltaïque en Europe et l'usine reste pour l'instant en chômage économique", précise la direction.

Le déménagement des 300 employés de Boisfort, siège historique de Glaverbel, vers un tout nouveau centre administratif européen à Louvain-la-Neuve, pourrait également entraîner la perte de plusieurs postes.

Au centre de recherche et de développement, où travaillent 230 personnes, les contrats à durée déterminée et les intérimaires ne sont plus renouvelés.

 

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