Nouveau siège de l'Otan: pas plus qu'un milliard!

L'Otan refuse que la construction de son nouveau siège bruxellois dépasse le milliard d'euros. ©Photo News

Suite à la rallonge financière (245 millions d'euros) demandée par le consortium BAM Alliance, l'Otan rappelle qu'il n'est pas question que la construction de son nouveau siège bruxellois dépasse le plafond du milliard d'euros.

Il y a trois mois de cela, on s'en félicitait encore: le chantier du nouveau siège de l'Alliance atlantique évoluait favorablement. On parlait bien d'un léger retard (déménagement en mars 2016), intégré dès le départ dans le calendrier, mais l'important était là: l'enveloppe financière était largement respectée, tournant aux alentours des 750 millions d'euros, soit moins que le plafond du milliard initialement prévu.

Fin janvier, patatras! Le consortium belgo-néerlandais BAM Alliance, chargé du gros oeuvre, demande une rallonge (245 millions d'euros en plus des 456 millions prévus). De quoi "préoccuper" Anders Fogh Rasmussen, le secrétaire général de l'Otan. Du coup, voilà la facture qui risque de l'atteindre, voire même de le dépasser, ce plafond du milliard d'euros. C'est pourquoi l'Otan retape sur le clou, en cette fin février. Supporté par les 28 pays membres, le coût total de la construction ne pourra excéder ce montant, "strictement à ne pas dépasser". En attendant, afin que le chantier ne passe pas en mode "pause" durant les négociations commerciales, que l'on a annoncées "dures", l'Otan a décidé de déjà libérer 19 millions d'euros. 

Démarré il y a plus de trois ans, ce complexe de huit longues ailes vitrées à sept niveaux offrant quelque 250.000 mètres carrés constitue le plus important chantier immobilier du pays. Si les coûts sont pris en charge pas les 28 pays membres, c'est la Belgique, via le SPF Défence, qui est chargé du pilotage du chantier du nouveau quartier général, chargé de remplacer l'actuel, construit à la hâte en 1967.

Voici la répartition des coûts de ce chantier pharaonique, telle que fournie par l'Otan:

- la démolition des bâtiments de l'ancien quartier Roi Albert 1er (QRA), face au siège actuel, de l'autre côté du boulevard Léopold III: De Meuter/Interbuild/CEI-De Meyer (dix millions d'euros);

- l'architecture, la gestion de la conception et de la qualité du projet: SOM/ASSAR et autres (115 millions);

- la construction du gros oeuvre: BAM Alliance (456 millions, dont 20 millions pris en charge par la Belgique), mais le consortium réclame une rallonge de 245 millions

- les systèmes de sécurité électroniques: Siemens/Putman (17 millions);

- l'infrastructure audiovisuelle: Televic (26 millions);

- l'infrastructure de réseau actif: Lockheed Martin (62 millions).


D'autres marchés doivent encore être adjugés en 2015, pour un montant estimé à 126 millions d'euros. Il s'agit de l'infrastructure réseau active (TIC) (62 millions) et le mobilier (64 millions). Ce qui donne un coût estimatif total de la construction dépassant les 800 millions d'euros - et ce sans compter la rallonge demandée par BAM Alliance.  Les travaux devaient se terminer à la mi-2016 mais ont pris du retard.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés