Une action belge qui pourrait donner la "chair de poule"

Un navire de DEME, filiale de CFE. ©DEME

Un analyste recommande l'achat d'une valeur suite à un changement de cycle qui semble s'opérer dans une de ses activités. Il a sensiblement majoré son objectif de cours.

Fin février, CFE , filiale du holding AvH , a dévoilé ses résultats annuels. Comme son nom ne le laisse pas supposer, son activité principale est axée sur le dragage et les travaux au large (installation d’éoliennes) via DEME. Celle dernière représente les deux tiers de son chiffre d’affaires, le solde étant tiré de la construction et de l’immobilier.

Dans son ensemble, le groupe n’a pas échappé à la pandémie avec des revenus en baisse de 11%, un ebitda en recul de 8%, mais une marge stable. Il a même renoué avec la distribution d’un dividende.

110
euros
ING vise un objectif de cours de 110 euros, ce qui représente un potentiel de hausse de 26% par rapport au cours de clôture de jeudi.

Et l’horizon semble bien dégagé puisqu’il affichait, fin 2020, un carnet de commandes pour DEME en hausse de 20%, à 4,5 milliards d’euros. Pour l’exercice en cours, CFE table sur une progression de son chiffre d’affaires et de son résultat opérationnel, sans qu'ils puissent toutefois déjà retrouver leurs niveaux de 2019.

Changement de cycle

Chez ING, Tijs Hollestelle n’hésite pas à écrire que le changement de cycle dans les activités de dragage lui "donne la chair de poule". Il se dit davantage  positif au sujet de la reprise potentielle dans ce secteur car il a remarqué, ces deux derniers mois, une importante augmentation d’attributions de commandes.

"Un ou deux projets d'envergure ne sont pas suffisants pour changer la balance offre-demande en une nuit, mais, comme nous l’avons déjà constaté de nombreuses fois auparavant, cela accroît substantiellement la probabilité d’une reprise structurelle", explique Tijs Hollestelle.

Il souligne que DEME compte déjà pour 2,2 milliards d’euros de commandes pour le dragage, soit deux fois plus que le revenu de ce segment dégagé en 2019, soit avant la pandémie. L’analyste a relevé ses estimations de la marge opérationnelle pour 2022 et 2023. Quant à l’éolien offshore, où DEME est un acteur "one-stop-shop", il note que ses perspectives sont indéniablement solides.

"Si la reprise cyclique du dredging persiste, cela donnera aussi la chair de poule aux actionnaires de sociétés de dragage."
Tijs Hollestelle
Analyste chez ING

Dette en recul

Enfin, Tijs Hollestelle s’estime plus à l’aise avec le niveau actuel de la dette - 603 millions fin 2020 - même si la réduction a été provoquée par un report temporaire des investissements. Il évalue ces derniers à 400 millions d’euros pour 2021, ce qui affectera négativement le profil du cash flow libre. Mais les nouveaux navires entreront directement en service sur des projets déjà en cours, ce qui contribuera à l’ebitda.

Conclusion: "Si la reprise cyclique du dredging persiste, cela donnera aussi fort probablement la chair de poule aux actionnaires de sociétés de dragage."

Il recommande donc un achat de la valeur avec un objectif de cours de 110 euros, contre 61 euros avant.

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