Vers la fermeture de Sekurit Saint-Gobain à Auvelais

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Avec la fermeture attendue de Sekurit, le groupe Saint-Gobain ne conserverait donc plus que des lignes de découpe alimentées en verre par des floats extérieurs à la Belgique. Le site d'Auvelais occupe 250 personnes.

De sources syndicales, il semble acquis que le conseil d’entreprise extraordinaire de Sekurit Saint-Gobain convoqué lundi prochain à Auvelais aura bel et bien pour objet la fermeture des lignes de fabrication de pare-brise.

Les mauvaises nouvelles se sont succédé à forte cadence pour le secteur du verre dans la Basse Sambre namuroise.

Saint-Gobain Glass a déjà mis à l'arrêt deux lignes à Auvelais. Le 2e float (ligne qui a pour objectif de faire flotter le ruban de verre en fusion sur un bain d’étain liquide) est ainsi arrêté pour une période d'un an. Il y a cinq ans, Saint-Gobain avait éteint son 1er float.

A Jemeppe-sur-Sambre, la Direction avait annoncé en mars 2012 la cessation der l’activité de Techniver et de fermer son site situé à Mornimont. Une unité spécialisée dans le domaine du verre trempé, verre feuilleté, vitrage d'intérieur destiné à l'industrie de la construction.

Avec la fermeture attendue de Sekurit, le groupe Saint-Gobain ne conserverait  donc plus que des lignes de découpe alimentées en verre par des floats extérieurs à la Belgique.

Nouvelle usine en Pologne

Concernant Sekurit, les syndicats n’ont guère de difficulté à imaginer le discours patronal justifiant cette probable fermeture. Depuis de nombreux mois, le débat sur la crise du secteur de l’automobile, la contraction de la demande de pare-brise et le coût du travail trop élevé en Belgique tourne en boucle.

Sur le banc des travailleurs, on ajoute encore la mise en service imminente par le verrier français d’une nouvelle unité de pare-brise en Pologne.

A Auvelais, la moyenne d’âge des quelque 250 travailleurs de Sekurit n’excède pas les 45 ans. Une décision de fermeture impliquera nécessairement un nombre significatif de licenciements secs. De plus, les possibilités de reclassement au sein du groupe Saint-Gobain sont aujourd’hui quasi inexistantes.

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