General Atomics signe avec la Sabca et Thales

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Le deal prévoit 100 millions d’euros de retombées économiques sur une petite dizaine d’années pour l’industrie aéronautique belge.

Le deal est probablement passé inaperçu tant le remplacement des F-16 de l’armée belge par les F-35 de Lockheed Martin a capté toute l’attention. Pourtant, en parallèle, le gouvernement belge a aussi décidé d’acheter en octobre quatre drones (et le système de contrôle au sol qui va avec) à la firme américaine General Atomics. Pour les connaisseurs, le drone en question est un drone de type "MALE" (pour "Medium Altitude Long Endurance" – attitude moyenne et grande autonomie). Son nom exact est le "MQ-9B Sky Guardian".

Coût de l’achat? Estimé à l’époque à 226 millions d’euros. Mais surtout, comme c’est souvent le cas dans le cadre des appels d’offres en matière de défense, ce type d’achat est souvent couplé sur le terrain économique à des coopérations industrielles.

Et sur ce point, la société General Atomics a confirmé mardi soir avoir signé un protocole de collaboration avec cinq entreprises belges que sont la Sabca, Thales, Esterline, DronePort et Newtec.

Un pas important puisque le chiffre de 100 millions d’euros de retombées sur 5 à 10 ans est évoqué. "Ce qui est intéressant dans la convention que nous avons signée avec le fabricant, c’est que celle-ci ne concerne pas uniquement les quatre drones achetés par le gouvernement belge mais bien tous les drones MQ-9B qui seront assemblés", décrypte pour l’Echo, Thibauld Jongen, CEO de la Sabca.

D’ailleurs, l’entreprise aéronautique de pointe qu’il dirige et qui est présente dans les trois régions devrait rafler une importante partie des 100 millions évoqués.

De Gosselies à Saint-Trond, via Bruxelles

Du reste, "au-delà de l’aspect financier, ce contrat va aussi nous permettre d’engranger de nouvelles compétences", poursuit-il. Concrètement, suite à l’accord, la Sabca va participer à la fabrication de pièces composites (site de Lummen, Limbourg), au système de servo-commande (Bruxelles) et à la mise au point du système (Gosselies). La société Thales, installée à Tubize, sera, elle, impliquée dans le volet "data processing", quand Esterline (Courtrai) s’occupera des écrans de pilotage, Newtec (Sint-Niklaas) de l’aspect communication par satellite et DronePort (Saint-Trond) de servir de base d’essai.

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