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Le colonel en charge du remplacement des F-16 savait pour le rapport

©BELGA

Alors qu'on apprend que ministre de la Défense Steven Vandeput (N-VA) a limogé son chef de cabinet adjoint, Simon Put, à la fin de l'année dernière en raison de contacts non autorisés avec Lockheed Martin, le colonel Van Pee revient sur le rapport Lockheed, qui dit-il "n'apporte rien de neuf".

"Que dois-je faire de cette étude?" Telle est la question posée par le colonel Van Pee lorsqu'il a appris l'existence et le contenu de l'étude de Lockheed Martin sur la possible vie prolongée des F-16. Oui il savait que ce rapport existait, reconnaît-il dans les colonnes du Belang Van Limburg. Pour celui qui est en charge de la procédure de remplacement des F-16, il s'agit tout au plus d'une étude "commandée" qui "n'apporte rien de neuf".

"Il est toujours possible de faire rouler un oldtimer 100 années de plus", déclare-t-il dans les colonnes du Belang Van Limburg. "La question est de savoir que pouvons-nous encore faire de ces F-16. De plus cette étude porte sur la carrosserie, pas sur le système d'armement."

Il explique ainsi que cette étude a été commandée par un autre service. "Je ne connais toutefois pas le contexte. J'ai posé la question à un supérieur, quelqu'un des ressources matérielles: 'Que dois-je faire de ça?' Sa réponse: 'Nous l'avons demandée, mais le résultat n'est pas faisable!'" 

Le colonel sera entendu avant le 18 avril prochain sur la question par les membres de la commission de la Défense. Auparavant, les députés de la majorité ont décidé d'attendre les conclusions de l'audit qui doit déterminer comment et pourquoi les études réalisées par Lockheed Martin n'ont pas été transmises au ministre,  au grand désarroi de l'opposition.

De son côté, le ministre de la Défense Steven Vandeput (N-VA) affirme avoir licencié l'an dernier son chef de cabinet adjoint après qu'il est apparu qu'il a eu des contacts avec Lockheed Martin.

Les discussions concerneraient une offre d'emploi que l'adjoint avait reçue. Une enquête a toutefois montré qu'aucune information sensible n'a filtré.

Lire notre édito: La donne n'a pas changé

Le constructeur aéronautique américain Lockheed Martin est dans la course avec son F35 pour livrer à la Belgique le successeur des F16. L'ex-chef de cabinet adjoint Simon Put travaille désormais pour l'entreprise, qui est également derrière l'étude sur la prolongation de la durée de vie des F16 ayant suscité pas mal d'émoi ce mardi à la rue de la Loi.

Le ministre et son entourage ont tout de suite pensé que la perception pourrait poser problème.
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L'an dernier, Simon Put a informé le ministre qu'il avait eu des discussions avec l'entreprise. Le ministre a alors immédiatement estimé que son adjoint ne pouvait plus travailler au cabinet. Le ministre et son entourage ont tout de suite pensé que la perception pourrait poser problème.

C'est pourquoi il a été décidé de mener une enquête sur tous les contacts qui avaient eu lieu. Il est apparu qu'il y avait bien eu des contacts, mais que ceux-ci concernaient spécifiquement l'offre d'emploi, et qu'aucune information sensible n'avait filtré.

La porte-parole du ministre a souligné que Simon Put n'avait pas accès aux informations sensibles et que le ministre a toujours insisté sur les "cloisons étanches" entre le cabinet et l'équipe qui s'occupe du remplacement des F16.

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