L'armée belge court-elle à la faillite ?

Le ministre de la Défense Steven Vandeput rend visite au détachement F-16 belge à Malbork (Pologne) ©Photo News

L'armée belge serait au bord de la faillite. C'est en tout cas ce que dénonce le responsable de la Centrale générale du personnel militaire (CGPM, le principal syndicat militaire, apolitique), Roger Housen. Il parle aussi d'une politique "en trompe l'oeil" menée par le gouvernement Michel.

La "faillite" touche les forces armées belges! C'est le cri d'alarme poussé ce vendredi matin sur la RTBF par Roger Housen, un responsable de la Centrale générale du personnel militaire (CGPM, le principal syndicat militaire, apolitique), Roger Housen. Selon lui, le gouvernement Michel mène à cette occasion une politique "en trompe l'oeil". 

"Nous sommes les plus mauvais élèves de l'Otan. Sur les 28 pays, nous sommes l'avant-dernier en matière de dépenses de défense, et le dernier en matière d'investissements en matériel militaire et en rééquipement."
Roger Housen
Responsable de la Centrale générale du personnel militaire (CGPM, le principal syndicat militaire, apolitique)

 "Le gouvernement Michel a mené une politique en trompe-l'œil. Les faits sont les suivants: nous sommes les plus mauvais élèves de l'Otan. Sur les 28 pays, nous sommes l'avant-dernier en matière de dépenses de défense, et le dernier en matière d'investissements en matériel militaire et en rééquipement. N'importe quel chef d'entreprise vous expliquera que quand une entreprise n'investit pas pendant dix ans, comme le font les forces armées belges, elle fait faillite. Les forces armées sont en faillite", a déclaré ce colonel à la retraite.

 

"Il n'est pas normal que nos forces armées doivent emprunter les munitions utilisées par nos F-16 pour leurs missions au-dessus de l'Irak et de la Syrie."
Roger Housen

"Il n'est pas normal que nos forces armées doivent emprunter les munitions utilisées par nos F-16 pour leurs missions au-dessus de l'Irak et de la Syrie. Ce n'est pas normal qu'un véhicule sur cinq soit en panne. Il n'est pas normal que des militaires doivent payer de leur propre poche leurs gilets pare-balles. Il n'y a pas assez de tailles disponibles", a ajouté Roger Housen.

A l'issue de la "réunion spéciale" de l'Otan, jeudi à Bruxelles, le Premier ministre Charles Michel a confirmé l'intention de son gouvernement d'augmenter progressivement le budget de la Défense, mais sans s'engager à atteindre les 2% du PIB réclamés par Washington et par l'Otan. "C'est du show" a commenté Roger Housen, consultant en stratégie pour la CGPM.

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