L'Europe prépare déjà l'après Ariane 6

Le moteur Prometheus prépare déjà l'après Ariane 6, qui n'a pas encore effectué son premier vol.

L'Agence spatiale européenne a accordé 135 millions d'euros pour le développement d'un moteur à bas coût et potentiellement réutilisable.

L'Agence spatiale européenne (ESA) a attribué un nouveau contrat de 135 millions d'euros à ArianeGroup pour poursuivre le développement de Prometheus, un démonstrateur de moteur de fusée à bas coût et potentiellement réutilisable. L'ESA a également attribué à l'industriel un contrat de 14,6 millions d'euros pour le projet Phoebus. Celui-ci vise le développement de matières composites en carbone pour les réservoirs cryogéniques qui pourraient réduire le coût de fabrication et le poids du futur étage supérieur d'Ariane 6.

70%
Prometheus sera réalisé à 70% en impression 3D.

Le contrat Prometheus fait suite à un premier financement de 75 millions accordé en 2017 pour développer ce démonstrateur technologique amené à propulser les fusées de la génération qui suivra celle des lanceurs européens Ariane 6 et Vega C. Réalisé à 70% en impression 3D, Prometheus vise un coût de fabrication dix fois inférieur à celui du moteur Vulcain propulsant Ariane 5.

Oxygène-méthane

Prometheus sera doté d'un système de contrôle numérique afin de réguler la combustion, ce qui ouvre la voie à une réutilisation. Il est prévu pour fonctionner avec un mélange oxygène-méthane quand les moteurs européens actuels le sont par un couple oxygène-hydrogène. Le mélange oxygène-méthane permet de s'affranchir des contraintes liées à la cryogénisation de l'hydrogène et facilite la réutilisation du moteur. Le contrat de l'ESA prévoit toutefois le développement d'une version hydrogène liquide qui pourra être utilisée dès 2025. Si l'hydrogène est plus complexe à mettre en œuvre que le méthane, il offre davantage de puissance, utile par exemple pour des missions d'exploration lointaine.

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