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La Belgique peut se payer le F-35 américain

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L'offre US pour le F-35 est en dessous du budget prévu par la Belgique pour l'achat de 34 nouveaux avions de combat, selon un responsable du géant américain de l'aéronautique et de la défense Lockheed Martin.

L’offre américaine à la Belgique pour le remplacement des F-16 de la Composante Air rentre confortablement dans le budget prévu par le gouvernement Michel, a affirmé mardi un responsable de Lockheed Martin. Pour le dire autrement, la Belgique peut se payer au moins 34 F-35 "Lightning II" du géant américain de l'aéronautique et de la défense.

"Nous sommes en dessous du budget. Je suis très content de notre prix",  a déclaré le vice-président de Lockheed Martin pour le développement des affaires et l'intégration stratégique de Lockheed Martin, Jack Crisler, à plusieurs journalistes belges lors du salon aéronautique de Farnborough.  Le responsable US n’a pas révélé le montant total proposé par le gouvernement américain en réponse à l'appel d'offres belge. Mais il a précisé que le coût du chasseur-bombardier furtif de Lockheed Martin dans la version A (à atterrissage et décollage conventionnels) était désormais établi à 80 millions de dollars pour 2020,  "moteur y compris ".

"Je suis très content avec notre prix."
Jack Crisler
Vice-président de Lockheed Martin

Le gouvernement a fixé un montant initial d'environ 3,6 milliards d'euros pour cet achat d'Etat à Etat. On ignore à ce stade laquelle des deux offres examinées par les militaires belges -celle de Lockheed Martin et celle de l'européen Eurofighter-  dans le cadre du RfGP ("Request for Government Proposal")  a été privilégiée par les experts de la Défense. 

Une agence américaine gérant les ventes de matériel militaire US via la procédure FMS (Foreign Military Sales), avait évoqué fin janvier un montant potentiel de 6,53 milliards de dollars, qui comprendrait 34 F-35, 38 réacteurs, des systèmes de guerre électronique, un simulateur de vol et quelques autres équipements. Selon les spécialistes, il est toutefois d'usage pour les procédures FMS que les montants envisagés soient initialement surévalués. 

D’après Jack Crisler, qui a défendu une offre américaine "robuste" à la Belgique, il existe certes  des coûts  supplémentaires dans le cadre des ventes FMS –des royalties à payer au gouvernement américain et aux pays partenaires du programme-  mais ces suppléments s’élèvent à 2,8% ou ont déjà été incorporés dans le coût de revient de chaque appareil. 
De son côté, la France,  qui a remis, en dehors de l'appel d'offres, une proposition de partenariat  autour du Rafale de Dassault, a aussi fait savoir récemment que son initiative cadrait avec le budget envisagé par la Belgique. 



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