La coalition internationale fait les yeux doux aux F-16 belges

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La coalition internationale anti-Daech demande à Charles Michel de prolonger la mission des F-16 en Jordanie, étant donné que les Pays-Bas ne peuvent pas prendre la relève.

La Belgique examine une demande formelle de la coalition internationale dirigée par les Etat-Unis contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI) de prolonger la mission de ses chasseurs-bombardiers F-16 basés en Jordanie et opérant en Irak et en Syrie, a annoncé mardi le Premier ministre Charles Michel.

"Nous l'examinons" (cette demande) parvenue voici deux semaines, a dit M. Michel en commission des relations extérieures de la Chambre à la veille d'une visite du président américain Donald Trump à Bruxelles pour une "réunion spéciale" des chefs d'Etat et de gouvernement des 28 pays de l'Otan.

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"Daech (l'acronyme arabe pour l'EI) forme une menace sérieuse pour les peuples au Moyen-Orient et en Afrique, mais forme aussi aujourd'hui la plus importante menace (...) pour la région euro-atlantique", a souligné le chef du gouvernement, flanqué de ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense, Didier Reynders (MR) et Steven Vandeput (N-VA).

La Belgique a déployé six avions de combat F-16 en Jordanie, d'où ils opèrent contre des objectifs terrestres de Daech en Irak et en Syrie. Leur mission, entamée en juillet dernier pour une durée d'un an, en alternance avec les Pays-Bas, doit en principe se terminer fin juin. Mais La Haye a fait savoir qu'elle ne pouvait assurer la relève du contingent belge avant le 1er janvier prochain.

Le gouvernement a entamé l'examen de la demande de la coalition, mais aucune décision n'a été prise, assure-t-on de sources gouvernementales concordantes, le CD&V se montrant réticent. "Il y a certes un budget prévu pour les opérations. Mais le gouvernement pourrait faire des choix financiers", avait déclaré Steven Vandeput dans une interview accordée à L'Echo.

Parmi les points en discussion figurent:

• une réduction du nombre d'appareils engagés de six à quatre,
• la question de la protection du détachement aérien au sol (qui était assurée elle aussi en alternance par l'autre pays)
 l'approvisionnement en munitions de précision,
 le coût de l'extension de la mission (de 18 à vingt millions d'euros pour une durée de six mois).

Charles Michel a rappelé que la Belgique était aussi présente avec des troupes au sol, sous la forme d'un détachement d'une trentaine de membres des forces spéciales engagés dans la région autonome du Kurdistan, dans le nord de l'Irak, dans une mission "Train, Advice ans Assist" (entraînement, conseil et assistance) des forces locales.

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