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Le patron d'Airbus évoque d'autres partenaires éventuels pour le SCAF

Le Scaf comprend un chasseur de nouvelle génération qui sera intégré dans un "système de systèmes", associant également des drones et des effecteurs déportés.

Le projet d'avion de combat du futur (Scaf), développé par la France, l'Allemagne et l'Espagne, pourrait accueillir d'éventuels nouveaux partenaires, selon le patron de l’avionneur européen Airbus.

Le projet d'avion de combat du futur (Scaf), développé conjointement entre la France, l'Allemagne et l'Espagne, pourrait accueillir d'éventuels nouveaux partenaires, indique le président exécutif d'Airbus , Guillaume Faury, dans un entretien au Monde paru samedi.

L'avionneur européen participe également au projet Scaf, aux côtés du groupe Dassault Aviation. "Il faut continuer de protéger le financement des phases ultérieures du Scaf, sans quoi il y aura un problème. Au lieu de construire l’Europe de la défense, on continuerait de la fragmenter, comme on l’a fait avec le Rafale, l’Eurofighter et le Gripen suédois", a déclaré Guillaume Faury. "Un moment viendra peut-être où de nouveaux partenaires rejoindront le Scaf, ou le programme GCAP", ajoute-t-il.

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Le programme GCAP Tempest est une initiative distincte entre le Royaume-Uni, le Japon et l'Italie pour développer conjointement une nouvelle génération d'avions de combat. De son côté, la Suède, qui s'était initialement montrée intéressée par le GCAP, a tourné le dos à ce programme pour lancer seule son propre projet. Le gouvernement vient de commander au groupe suédois d'armement et d'aéronautique Saab, fabricant de l'avion de chasse Gripen, et à l'équipementier aéronautique britannique GKN Aerospace, des études conceptuelles pour imaginer un futur avion de combat pour l'après 2040.

Le projet SCAF a depuis été le début la source de tensions récurrentes entre la France et l'Allemagne.

Lancé en 2017 par le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel à un moment où l'Union européenne était fragilisée par la décision des Britanniques de quitter le bloc communautaire et par la crise des migrants, le projet SCAF a depuis été la source de tensions récurrentes entre la France et l'Allemagne. En avril dernier, l'Espagne, qui a rejoint le groupe deux ans plus tard, s'était dit disposée à élargir le projet Scaf à d'autres pays.

Annoncé au Salon du Bourget, l’accord conférant à la Belgique le statut d’observateur au sein du programme SCAF n'a pas encore été signé officiellement. Fin novembre, la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder a néanmoins fait valoir que la Belgique intégrerait complètement le programme en juin 2025, lorsque son architecture finale aura été finalisée avant d’entrer dans une deuxième phase.

Un avion de sixième génération

 Le Scaf doit déboucher sur le développement d'un avion de combat de sixième génération, qui succèdera aux Rafale français et aux Eurofighter allemands et espagnols, à l'horizon 2040.

Ce chasseur de nouvelle génération sera intégré dans un "système de systèmes", qui associera également des drones et des "effecteurs déportés", des engins mi-drones, mi-missiles conçus pour saturer les défenses ennemies. Tous ces appareils seront interconnectés entre eux, mais également capables d'échanger des données en masse avec les avions de plus ancienne génération, les satellites, les stations au sol et les plates-formes navales.

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