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Le patron de Boeing fait son mea culpa devant le Congrès US

Quelque 387 Boeing 737 MAX sont cloués au sol. ©AFP

Le CEO de Boeing, Dennis Muilenburg, a reconnu "avoir commis des erreurs", alors qu’il était mis à mal par les parlementaires du Congrès américains au cours d’une audience se tenant ce mardi. "Nous sommes profondément et sincèrement désolés", a-t-il déclaré en présence des familles des victimes des crashs des 737 MAX d’Ethiopian Airlines et de Lion Air ayant coûté la vie à 346 personnes.

Le directeur général de Boeing, Dennis Muilenburg, a reconnu ce mardi devant le Congrès américain que l’avionneur avait commis des erreurs et que celui-ci "continuait d’apprendre" des deux accidents impliquant le 737 MAX qui ont fait 346 morts, en Éthiopie et en Indonésie, à cinq mois d’intervalle. Le patron a par ailleurs reconnu les dysfonctionnements du système MCAS, directement en cause dans les deux cas.
"Nous savons que nous pouvons et devons faire mieux"
Dennis Muilenburg
Directeur Général de Boeing
Dennis Muilenburg, CEO de Boeing. ©AFP
Dennis Muilenburg, à qui Boeing a retiré ce mois-ci son titre de président, a souligné que la compagnie a apporté des améliorations au 737 MAX permettant de  "garantir que des accidents de ce genre n’arriveront plus jamais", et d’ajouter:  "Quand le 737 MAX reviendra en service, ce sera l’avion le plus sûr à avoir jamais volé."

Les 737 MAX de Boeing sont cloués au sol depuis mars dernier et la catastrophe impliquant un avion de ce modèle de la compagnie Ethiopian Airlines qui a fait 157 morts, moins de cinq mois après l’accident d’un 737 MAX de la compagnie Lion Air qui a fait 189 morts.

Pas avant décembre

L’autorité américaine de l’aviation civile (FAA) ne devrait pas approuver la remise en service du 737 MAX avant décembre. Les compagnies aériennes américaines ont annulé tous les vols de ce type d’appareil jusqu’en janvier et février.

Dennis Muilenburg doit aussi témoigner aujourd’hui devant la commission du Transport et des Infrastructures de la Chambre des représentants. Ces deux auditions sont potentiellement déterminantes pour son avenir à la tête du constructeur.

Des milliards de dollars

La crise a déjà coûté au constructeur une dizaine de milliards de dollars et déclenché l'ouverture de multiples enquêtes des autorités américaines ainsi qu'une cascade de plaintes des familles des victimes. Quelque 387 appareils sont immobilisés, précipitant une crise inédite dans les 103 ans d'histoire de Boeing. Au fur et à mesure des révélations, elle a remis en cause ses choix industriels, sa culture et terni son image de leader mondial de l'aéronautique devant son rival européen Airbus.

Bien que les livraisons soient suspendues et la production réduite de 20%, l'assemblage du MAX, qui représentait près de 40% des ventes de Boeing en 2018, continue, au rythme de 42 appareils par mois, dans l'usine Boeing près de Seattle (ouest).

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