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Le vaisseau Starship de SpaceX a été "perdu" lors du 3e vol test

La fusée Starship de SpaceX a décollé jeudi depuis la base spatiale "Starbase" à Boca Chica au Texas. ©AFP

SpaceX a lancé ce jeudi sa gigantesque fusée Starship depuis la base spatiale "Starbase" à Boca Chica au Texas. Environ une heure après le décollage, le vaisseau s'est désintégré en rentrant dans l'atmosphère.

SpaceX a fait décoller ce jeudi son immense fusée, Starship, après deux lancements qui se sont soldés par des échecs. Initialement prévu à 7h (12h heure belge), le décollage a été repoussé à 9h25 (14h25 heure belge). Bien que les conditions météorologiques n'étaient favorables qu'à 70%, la fusée a pris son envol depuis la base spatiale "Starbase" de SpaceX, à Boca Chica, dans l'extrême sud du Texas, aux États-Unis.

Comme pour les deux décollages précédents, le troisième essai a été diffusé gratuitement sur le compte X (anciennement Twitter) de SpaceX. La Nasa a également diffusé le direct sur sa chaîne YouTube.

Troisième tentative pour Starship

Atteindre l'orbite: objectif réussi, mais...

Pour ce troisième vol d'essai, une longue liste d'objectifs a été annoncée par SpaceX. Parmi eux: un premier retour sur Terre "contrôlé" du vaisseau avec une fin de course dans l'océan Indien.

Mais environ une heure après le décollage, Space X a indiqué que le vaisseau Starship a été "perdu" alors qu'il redescendait vers la terre. "Donc pas d'amerrissage aujourd'hui", a annoncé un commentateur lors du direct vidéo de l'entreprise du milliardaire Elon Musk.

En réalité, le module spatial s'est désintégré en rentrant dans l'atmosphère terrestre, a indiqué SpaceX. L'entreprise avait prévenu avant le vol qu'une telle issue était très probable.

Alors que les deux premiers vols d'essai, qui visaient à démontrer que les deux étages de la fusée pouvaient se séparer après le lancement, n'avaient duré l'année dernière que quatre et huit minutes avant que la fusée n'explose, Starship a cette fois volé bien plus longtemps, atteignant l'orbite terrestre à une altitude maximale de 234 km, comme le souhaitaient ses concepteurs. "Starship n'a jamais volé aussi loin et aussi vite", a déclaré une commentatrice lors du direct vidéo de l'entreprise du milliardaire Elon Musk.

SpaceX souhaitait également tester l'ouverture d'une trappe qui pourra servir à l'avenir à libérer des cargaisons (des satellites par exemple) dans l'espace.

La société voulait aussi réaliser la "démonstration d'un transfert de carburant" en vol. Selon la presse spécialisée, ce transfert pourrait avoir lieu entre deux réservoirs à l'intérieur du vaisseau. Mettre au point cette fonction est essentiel, car pour atteindre la Lune, Starship devra se ravitailler en carburant une fois dans l'espace, grâce à un vaisseau préalablement rempli par d'autres et servant de sorte de station-service spatiale.

La plus grande fusée jamais construite

Culminant à 120 mètre de haut, Starship est la plus grande fusée jamais construite. Composée en deux parties, elle est aussi la plus puissante. En bas, au premier étage nommé Super Heavy, se trouve un réservoir géant de 70 mètres de haut pouvant contenir 3.400 tonnes de carburant (méthane et oxygène). Ce premier étage est équipé de 39 réacteurs, appelés Raptor, qui doivent s’allumer simultanément. Juste au-dessus, on y trouve le vaisseau-navette de 50 mètres de long qui peut accueillir 1.200 tonnes de carburant.

Starship pourrait en effet déposer 100 tonnes de charge utile en orbite basse, soit l'équivalent de plusieurs centaines de satellites.

Quels sont les objectifs de Space X ?

Cette fusée, la plus grosse du monde, est porteuse de grandes ambitions. L'entreprise du milliardaire Elon Musk veut installer une colonie autonome sur Mars, afin de faire de l'humanité une espèce multiplanétaire. Son développement est aussi très important pour la Nasa, qui compte sur ce vaisseau pour faire atterrir ses astronautes sur la Lune lors de sa mission Artémis 3, prévue en 2026. Starship pourrait en effet déposer 100 tonnes de charge utile en orbite basse, soit l'équivalent de plusieurs centaines de satellites.

Ce troisième décollage était tout particulièrement attendu, car les deux précédents se sont soldés par des échecs. Le premier vol, organisé en avril l'an dernier, n'avait duré que quatre minutes en raison du dysfonctionnement de plusieurs réacteurs de l'étage inférieur de la fusée.

Il y a quatre mois, lors de la deuxième tentative, les deux étages de la fusée qui s'étaient pour la première fois séparés en vol avec succès, avaient fini ensuite par exploser. Le vaisseau avait toutefois atteint environ 150 km d'altitude, dépassant la frontière de l'espace.

À chaque test, "on apprend quelque chose de nouveau", avait déclaré en janvier Elon Musk dans un discours face à des employés. "C'est toujours mieux de sacrifier du matériel que de sacrifier du temps."

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