Meca et Vanhulen s'allient pour porter l'essor du ressort liégeois

Groupe Meca fournit diverses pièces utilisées dans les armes produites par la FN notamment. ©BELGAIMAGE

Le rapprochement entre les deux concurrents marque un rebond de la consolidation dans un secteur clé pour la défense et l'aérien notamment. D'autres opérations sont possibles.

Nouvel élan pour le fabricant de ressorts industriels sur mesure Vanhulen. L'entreprise liégeoise vient en effet d'être reprise par son homologue sectoriel et régional Groupe Meca, a-t-on appris.

De quoi porter l'activité combinée à près de 17 millions d'euros de chiffre d'affaires. L'opération porte par ailleurs le nombre d'usines à 4, pour un peu plus de 200 emplois, sans qu'une rationalisation ne soit étudiée, nous dit-on.

17
millions d'euros
Le chiffre d'affaires de l'ensemble de l'activité atteint désormais 17 millions d'euros.

Plus fondamentalement, c'est la diversification du portefeuille client qui est ici surtout à noter pour les deux fleurons wallons nés de la consolidation au fil du temps de tout un savoir-faire en Principauté. Car si l'expertise de Groupe Meca est particulièrement prisée par le secteur aéronautique et la défense (dont la FN), celle de son désormais ex-concurrent l'est tout autant dans l'électrotechnique et l'automobile notamment. "Il y avait donc une complémentarité certaine à rapprocher les deux sociétés", souligne Benoît Pierre, CEO de Groupe Meca.

De même, l'opération s'inscrit en plein dans la stratégie décidée en 2018 déjà autour de la société Mecaspring, active depuis 1935 et plus grand producteur de ressorts en Belgique. Objectif? Mettre sur pied un groupe amené à devenir un leader européen dans le secteur de la mécanique de précision (ressorts, pièces à effet ressort, tôlerie fine et bobines d’induction).

"Il y avait une complémentarité sectorielle certaine entre les deux sociétés."
Benoît Pierre
CEO de Groupe Meca

En ce sens, deux opérations ont été réalisées ces dernières années: d'une part, la reprise en 2018 de la société B-Spring, active en Bosnie, qui a permis d'accroître la couverture géographique en Europe de l’Est, et d'autre part l'acquisition un an plus tard du spécialiste limbourgeois en traitement de surface Cevema, permettant d'élargir la gamme de produits et de services.

Cette dernière opération avait à l'époque bénéficié du soutien de Belfius et de la SRIW, par voie de prêt, avant de voir l'invest public régional aller un cran plus loin en ce début d'année en montant au capital. La SRIW est depuis actionnaire de Groupe Meca à 30% environ, le reste étant aux mains de privés proches de l'activité industrielle.

30%
du capital
La SRIW détient 30% environ du capital de Groupe Meca depuis le début d'année.

Par le passé, Mecaspring avait déjà bénéficié du soutien de la Sogepa au sortir de la crise financière de 2008. La société pâtit aujourd'hui de la crise sanitaire qui frappe l'aérien, de même que des conséquences de l'arrêt des Boeing 737 MAX fin 2019.

Concernant l'avenir, de futures opérations de consolidation ne sont pas exclues dans le cadre de la sortie de crise, conclut Benoît Pierre.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés