QinetiQ va construire le satellite Altius

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L’entreprise belge QinetiQ Space, située à Kruibeke, a décroché un contrat d’un montant de 75 millions auprès de l’Agence spatiale européenne (ESA) en vue de la construction du satellite Altius.

Altius (pour Atmospheric Limb Tracker for the Investigation of the Upcoming Stratosphere) a été initiée par l’Institut royal d’aéronomie spatiale de Belgique (IASB). La Belgique est le contributeur principal à la mission (94% du budget total), tandis que le Canada, le Luxembourg et la Roumanie contribuent aux 6% restants.

Son objectif est de réaliser des mesures de la composition de l’atmosphère terrestre et de pallier le nombre décroissant de missions spatiales consacrées à cette étude.

75 millions €
Le contrat décroché par QinetiQ Space à Kruibeke est d’une valeur de 75 millions d’euros.

Altius pourra notamment mesurer les concentrations de gaz à effet de serre et d’aérosols présentes dans l’atmosphère.

Développé dans le cadre des missions "Earth Watch" de l’ESA dont l’objectif est d’assurer à l’Europe une capacité indépendante en matière d’observation de la Terre, Altius sera un nouveau rejeton de la famille Proba, des satellites de petite taille. Une plateforme déjà utilisée lors de trois missions précédentes. Le satellite devrait être lancé fin 2023 depuis Kourou, en Guyane française.

QinetiQ dirigera un consortium d’entreprises en Belgique (dont OIP Sensor Systems à Audenarde, Spacebel à Liège et Deltatec à Ans), au Canada, au Luxembourg et en Roumanie.

Ancienne division espace de Verhaert, QinetiQ Space fait partie depuis 2009 du groupe britannique QinetiQ, actif principalement dans la défense. L’entreprise belge compte environ 90 employés, qui ont déjà été directement impliqués dans plus d’une centaine de missions spatiales. Au début de cette année, QinetiQ Space avait déjà remporté un contrat de 2,3 millions d’euros avec l’ESA pour équiper l’ambitieux télescope spatial européen Euclid d’un instrument destiné à empêcher les rayons du soleil de perturber la lentille. Euclid doit étudier à partir de 2022 la matière noire.

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