Saab recherche des partenaires belges pour un contrat à 2 milliards

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Le groupe suédois de défense et de sécurité Saab veut s'associer avec des industriels belges dans le cadre du programme de nouveaux navires de lutte contre les mines à mener pour les marines belge et néerlandaise. Un achat d'un montant potentiel de deux milliards d'euros et qui doit être conclu en principe d'ici la fin de l'année.

Saab organise, tout au long de la semaine, une tournée industrielle en Belgique. But de l'opération: faire le tour des champions belges de l'industrie de haute technologie en matière de défense et d'activité maritime. "En tant que candidat pour le remplacement des chasseurs de mines de la marine belge et néerlandaise, Saab a l'intention de coopérer avec l'industrie locale pour offrir une solution en matière de chasseurs de mine, qui prévoit la construction, l'exploitation et l'entretien en Belgique", a indiqué le groupe dans un communiqué.

En s'adressant directement à l'industrie belge, Saab affirme avoir identifié des opportunités de "partenariats fiables" à intégrer dans la chaîne de valeur des chasseurs de mines visant à l'autonomie de maintenance et, par conséquent, à la protection des intérêts de sécurité de la Belgique pendant tout le cycle de vie des navires, qui s'étend sur plus de 40 ans.

Des partenariats à long terme

"S'associer avec des acteurs industriels belges actifs dans le domaine des matériaux composites garantirait également la fabrication en Belgique et apporterait un potentiel de développement important au niveau local."
Le groupe Saab
Dans son communiqué

Durant cette visite de cinq jours, les spécialistes du groupe suédois rencontreront différentes entreprises actives dans la construction navale, la conception, l'assemblage maritime, le matériel informatique et maritimes dans les trois Régions belges. Saab revendique une "expertise reconnue" dans le domaine des navires composites à faible signature et met en avant ses avantages en termes de sécurité d'exploitation et de réduction des coûts du cycle de vie, comme le confirment les nombreux essais de matériaux et plus de 40 ans de service.

Saab étudie dès lors la possibilité d'assembler les navires en Belgique et de développer des partenariats à long terme avec des entreprises belges compétentes. "S'associer avec des acteurs industriels belges actifs dans le domaine des matériaux composites garantirait également la fabrication en Belgique et apporterait un potentiel de développement important au niveau local", assure Saab.

D'où viennent les 2 milliards?

Les six futurs navires reprendront aussi les fonctions du Godetia (photo) dans son rôle de navire de commandement. ©BELGA

Le conseil de ministres a approuvé fin janvier le remplacement des actuels chasseurs de mines tripartites de la Marine, des bâtiments construits dans les années 1980-1990, par une nouvelle classe de navires de lutte contre les mines, un programme qui sera sans doute mené en collaboration avec les Pays-Bas. Ce projet d'acquisition de matériel concerne six navires pour la Composante Marine. Ces nouveaux navires remplaceront à la fois les cinq chasseurs de mines actuels et le navire de commandement et de soutien logistique Godetia.

En novembre 2016, le ministre de la Défense, Steven Vandeput, et son homologue néerlandaise de l'époque, Jeanine Hennis-Plasschaert, avaient signé une "lettre d'intention" en vue de l'acquisition en commun, mais sans précédent, de quatre nouvelles frégates et de douze navires de lutte contre les mines, deux contrats d'un montant unitaire d'environ deux milliards d'euros. Un accord-cadre  devrait être signé au printemps, en vue d'une conclusion d'un contrat avant la fin de l'année.

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