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Sombres perspectives pour le secteur de la défense

Louis Gallois, CEO d'EADS.

L'industrie de défense va traverser trois ou quatre années difficiles en raison des programmes d'économie budgétaire en Europe, a prévenu le président exécutif d'EADS Louis Gallois. Mais le contrat de financement de l'Airbus A400M devrait malgré tout être signé à l'automne, estime-t-il.

Alors que les grands pays européens ont annoncé leur intention de couper dans leurs dépenses de défense, "nous avons devant nous trois ou quatre années difficiles" avant une reprise de ce marché, a estimé Louis Gallois devant la presse avant l'ouverture lundi du salon aéronautique de Farnborough, en Grande-Bretagne.

Il s'est toutefois montré optimiste sur la signature du contrat révisé devant assurer le financement de l'avion de transport militaire A400M, qui a accumulé plus de 5 milliards de surcoûts.

M. Gallois a indiqué qu'il attendait une signature "à l'automne" pour ce contrat alors qu'elle était attendue au printemps.

Les pays clients n'essaient pas de dénaturer l'accord de principe qui avait été trouvé en mars, selon lui.

"Tous les pays discutent dans le cadre" de cet accord, qui prévoit en particulier que le programme ne soit pas amputé de plus de dix avions sur les 180 prévus, a indiqué le patron de la maison mère d'Airbus.

Les sept pays de l'Otan clients de l'A400M (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Turquie, Belgique, Luxembourg) se sont mis d'accord avec EADS le 5 mars sur le financement des 5,2 milliards d'euros de surcoûts de ce programme qui a accumulé plus de trois ans de retard.

EADS s'est par ailleurs dit prêt à continuer jusqu'à l'automne le financement de son programme de drone de surveillance "Talarion" - en attendant un engagement clair des pays impliqués dans le projet (Allemagne, Espagne, France).

"Les gouvernements vont établir leurs priorités à l'automne" dans leurs dépenses de défense et "nous allons continuer jusque-là", a dit Stefan Zoller, le président de la filiale EADS Défense et sécurité.

Le groupe européen développe aujourd'hui à ses frais ce projet d'appareil sans pilote.

Mais les pays européens pourraient être tentés par d'autres solutions, à l'image de la France, qui envisage l'achat du Predator du groupe américain General Atomics.

 

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