L'un des candidats au rachat de FN Herstal suscite des doutes

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Le projet de rachat de la FN Herstal par Jean-Noël Prade est-il sérieux. Le Wall Street Journal doute et Prade dénonce une tentative de décrédibilisation.

Selon nos confrères du "Wall Street Journal", des doutes subsisteraient sur le sérieux de Jean-Noël Prade, l’un des investisseurs franco-américains candidats au rachat du groupe Herstal (FN Herstal, Browning, etc.). Ils ressuscitent un dossier judiciaire de 2008 concernant une affaire de violation de droit d’auteur aux USA. Citoyen franco-américain résidant à Saint-Moritz, Prade dénonce un climat de suspicion qu’on veut entretenir autour de l’offre du groupe d’investisseurs dont il fait partie pour la décrédibiliser.

"Tout projet d’investisseurs privés pour une entrée au capital du groupe est toujours analysé."

Au cabinet du ministre de l’Economie, Jean-Claude Marcourt (PS), on estime que le projet de rachat de 75% du groupe Herstal, présenté en 2014, n’était pas solide. "Tout projet d’investisseurs privés pour une entrée dans le capital du groupe Herstal est toujours analysé. Celui-ci l’a été aussi et nous sommes arrivés à la conclusion qu’il n’était pas solide", nous a confié le porte-parole de Marcourt.

Isabelle Sorbier, présidente de la maison de couture Frank Sorbier, créée par son mari, confirme leur intérêt pour un partenariat dans le cadre du projet de reprise. "M. Prade nous a contactés en septembre 2014 lors de l’élaboration du projet. Il s’est basé sur l’expertise de ce que nous avons réalisé avec GM, Cadillac et Chevrolet pour nous demander de nous associer à un projet pour redynamiser une marque dite casual et chic sportive. M. Prade est quelqu’un de pugnace, j’espère que son projet va prendre corps. C’est un projet dans lequel nous pouvons nous engager", nous a confié Isabelle Sorbier.

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