Kinepolis est l'entreprise flamande de l'année

Eddy Duquenne, CEO de Kinepolis ©BELGAIMAGE

Après Easi côté francophone, Kinepolis s’est vu remettre, côté néerlandophone, le prix de "L’Entreprise de l’année" organisé par EY, BNP Paribas Fortis et De Tijd.

L’octroi à Kinepolis du prestigieux prix de "L’Entreprise de l’année" est tout sauf une surprise. Cela fait plus de cinq ans que le groupe d’exploitation cinématographique connaît une croissance insolente, à coups d’investissements mûrement réfléchis. Il y a cinq ans, Kinepolis comptait 23 complexes. Il en détient aujourd’hui 4,5 fois plus (109). "Nous n’investissons que dans des marchés dont nous comprenons la culture", martèle inlassablement son CEO Eddy Duquenne, grand architecte de cette croissance. C’est le cas des deux dernières méga acquisitions: le Canadien Landmark fin 2017 (44 complexes) et l’Américain MJR début septembre dernier (10 complexes). Des pays adeptes de formats XXL à la sauce Kinepolis.

109
complexes
Kinepolis exploite aujourd'hui 109 complexes de cinéma, contre seulement 23 il y a cinq ans

Résultat: depuis 2013, le chiffre d’affaires a plus que doublé, passant de 246 à 550 millions, en comptant MJR. Le tout sans mettre en péril la santé financière du groupe. Fin 2018, Kinepolis, qui emploie 5.000 collaborateurs, affichait un résultat net de 47,4 millions et disposait de 180 millions de cash.

Et pourtant Kinepolis vit dans un environnement instable et globalement en recul. Il dépend de l’offre souvent inégale de films et doit faire face aux nouveaux modes de consommation du cinéma (streaming….), même si Eddy Duquenne a tendance à minimiser cet impact: "Les gens qui consomment beaucoup Netflix sont aussi ceux qui vont beaucoup au cinéma", dit-il. Il doit aussi faire face aux aléas de la météo et d’événements externes, comme une Coupe du Monde de foot. Raison pour laquelle il est propriétaire de la majorité de ses complexes, un patrimoine valorisable en cas de trou d’air dans l’exploitation.

Responsabilisation

C’est un des éléments pointés par le jury dans son évaluation. Il a aussi salué la croissance qui l’a fait passer d’entreprise familiale à une structure internationale hyperprofessionnelle.

«5 000 personnes sont plus intelligentes que deux. Les idées pour mieux servir nos clients et réduire les coûts viennent de la base"
Eddy Duquenne
CEO de Kinepolis

Mais ce qu’il a surtout retenu, c’est l’esprit entrepreneurial qui y règne, mettant en exergue la responsabilisation des employés. Il y a cinq ans, Eddy Duquenne expliquait ainsi dans ces colonnes comment le groupe était passé d’une organisation verticale à horizontale. Chaque cinéma possède un responsable par métier: accueil, projection, IT, propreté, snacks B-To-B etc., disposant chacun d’une autonomie budgétaire. Objectif: qu’il se comporte comme un entrepreneur, son action étant mesurée en permanence en fonction de différents paramètres (résultats financiers, satisfaction du client, etc.).

Pour retrouver les entreprises qui étaient nominées au titre de "L'Entreprise de l'année" 2019 et de "La Scale-up de l'année" (Entreprise prometteuse de l'année) 2019, rendez-vous dans notre dossier.

Kinepolis a, dans ce contexte, créé un Innovation Lab, plate-forme interne visant à stimuler l’innovation et l’esprit d’entreprise de chaque employé, avec des bonus à la clé. "5.000 personnes sont plus intelligentes que deux, relève Eddy Duquenne. Les idées pour mieux servir nos clients et réduire les coûts viennent de la base". De quoi améliorer "l’expérience client" déjà stimulée par des innovations technologiques (cosy seats, projection laser, son 3D…). Si bien que le chiffre d’affaires par visiteur continue d’augmenter année après année.

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