Le streaming a favorisé le piratage musical

©REUTERS

En tout, 40% des utilisateurs d'internet accèdent à de la musique illégalement en 2017. C'est plus que l'année passée et c'est principalement à cause du stream ripping.

Cinq ans presque jour pour jour après la première condamnation issue de Hadopi (le 12 septembre), le piratage se porte bien. C'est le rapport annuel de la fédération internationale de l'industrie phonographique (IFPI) qui le dit. Environ 40% des consommateurs accèdent à de la musique en la piratant, c'est 5% de plus que l'an passé.

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53% des internautes de 16-24 ans écoutent de la musique illégalement.

La notion de piratage s'est élargie avec l'arrivée du streaming. Ici, on parle surtout de "stream ripping", devenu plus accessible que le BitTorrent (transfert de données de pairs à pairs). Un "rip", c'est par exemple l'enregistrement local d'une musique diffusée sur YouTube, Spotify ou toute autre plate-forme de ce genre. En soi, c'est une pratique qui ne date pas d'hier.

C'était déjà le cas pour le piratage de DVD ou de cassettes, mais les plate-formes de streaming et les moteurs de recherche ont facilité les choses. En 30 secondes, en tapant les bons mots clés sur Google, des centaines de sites apparaissent. Il suffit alors d'y coller un lien YouTube pour se retrouver avec le fichier audio de son clip préféré. Pareil pour Spotify et compagnie.

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Selon le rapport de l'IFPI, 45% des consommateurs écoutent de la musique en ligne via des services légaux, qu'ils soient payants ou gratuits.

Toutefois, même si le piratage progresse, c'est aussi le cas pour les services légaux de streaming. Selon le rapport de l'IFPI, 45% des consommateurs écoutent de la musique en ligne via des services légaux, qu'ils soient payants ou gratuits. De manière générale, c'est la consommation digitale de musique qui augmente. Surtout via les services gratuits  comme Youtube qui se taille la plus belle part du gâteau.

Le service de plate-forme vidéo comptabilise presque 50% des écoutes de musique à la demande. Les services payants comme Spotify n'en comptent qu'un quart.

Spotify cherche un collaborateur pour le marché belge

Le service suédois de streaming musical cherche un collaborateur qui aura pour mission d'alimenter le marché belge du streaming. "Cette personne devra être un intermédiaire entre la plateforme et les artistes belges", peut-on lire dans l'annonce parue dans le magazine Knack Focus.

Pour le moment, la Belgique ne dispose pas de son propre bureau Spotify. Celui qui se trouve à Anvers n'a qu'un département ventes. Et d'après le blogueur qui a relayé l'annonce, cela affecte la portée des artistes belges sur la plateforme.

Un phénomène qui s'explique par le manque d'un point de contact central. "Ce n'est que lorsque vous pouvez franchir les portes d'un bureau Spotify en tant qu'artiste que vous avez une chance d'être soutenu par le service de streaming", soutient-il.

Toutefois, ce collaborateur devra travailler depuis le bureau Spotify d'Amsterdam.

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