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Belga Films Fund est en avance de quatre ans sur son business plan

Financé par Belga Films Fund, le thriller environnemental The Swarm a notamment été tourné en Belgique. ©ZDF - Fabio Lovino

Le leveur de fonds tax shelter tire un bilan très positif de ses six premières années d’activité, durant lesquelles il a levé 100 millions. Comme pour tout le secteur, le coup de pouce gouvernemental en pleine crise n’y est pas étranger.

Il n’y a pas de mal à se faire du bien. C’est ce qu'on doit se dire chez Belga Films Fund. Cette filiale du groupe audiovisuel Belga (distribution, production, exploitation et financement) dédiée aux levées de fonds tax shelter (système d’immunisation fiscale pour les sociétés qui investissent dans l’audiovisuel et/ou les arts de la scène) vient de passer le cap symbolique des 100 millions levés depuis son lancement début 2015. "Un cap que nous n’espérions franchir qu’après dix ans", assure son CEO, Fabrice Delville.

Et pourtant, la société, comme ses confrères et concurrents, a senti le vent du boulet l’an dernier avec la crise sanitaire (tournages arrêtés, spectacles annulés, investisseurs prudents…).  Grâce à un efficace lobbying, le secteur a pu éviter la catastrophe, le gouvernement ayant, entre autres, autorisé pour 2020 et 2021 le doublement des plafonds d’investissements, ce qui a permis d’attirer de plus gros investisseurs. Résultat : le secteur a limité la casse avec un recul de 15% des fonds levés, soit 160 millions.

Belga Films Fund a même performé à contre-courant avec 24 millions de fonds levés, soit une croissance de 22%. "Nous tablons sur un montant identique cette année", indique Fabrice Delville, plaidant bien évidemment pour le prolongement de la hausse des plafonds au-delà de 2021.

"À ce jour, 100% des placements tax shelter ont généré le rendement fiscal attendu."
Fabrice Delville
CEO de Belga Films Fund

Industrie locale

Depuis son lancement, la société dit avoir contribué au financement de 150 projets audiovisuels et 150 projets scéniques au bénéfice de 30 producteurs et institutions belges. "Pour l’audiovisuel, 60% sont d’initiative belge, et 40% internationaux, précise Fabrice Delville, mais dans notre esprit ce n’est pas tant la nationalité du projet qui importe que le soutien à l’industrie audiovisuelle locale."

250
millions d'euros
Belga Films Fund estime à plus de 250 millions d’euros les retombées économiques de ses levées de fonds sur l’industrie audiovisuelle belge.

De fait, pour bénéficier du mécanisme du tax shelter, le producteur doit s’engager à recourir à des prestataires locaux. Belga Films Fund estime à plus de 250 millions d’euros les retombées économiques de ses levées de fonds sur l’industrie audiovisuelle belge. L’an dernier, malgré la crise, sept productions financées par le fonds ont été tournées en Belgique, dont six séries, notamment pour Netflix (Into the Night). Il y a quelques jours a débuté en Belgique le tournage de "Une mauvaise pioche", une série française pour Disney+. Six millions seront dépensés sur le sol belge.

L’an dernier, malgré la crise, sept productions financées par le fonds ont été tournées en Belgique.

Sécurité

Fabrice Delville avance aussi la sécurité du système pour l’investisseur : "À ce jour, 100% des placements tax shelter ont généré le rendement fiscal attendu, assure-t-il; 87 millions d’euros d'exonération fiscale ont été définitivement confirmés." Une étude de satisfaction auprès des investisseurs montre par ailleurs que le soutien à la culture (69%) est presque aussi important que le rendement (73%).

"À l’heure où presque tous les pays européens ont un système cherchant à attirer les productions sur leur territoire, les projets internationaux ne viendraient pas chez nous sans un soutien comme le tax shelter."
Fabrice Delville
CEO de Belga Films Fund

Bref, le tax shelter reste le poumon de l’industrie audiovisuelle belge : "Il faut être réaliste: à l’heure où presque tous les pays européens ont un système cherchant à attirer les productions sur leur territoire, les projets internationaux ne viendraient pas chez nous sans un système comme le tax shelter", conclut Fabrice Delville.

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