Dopé par le confinement, Disney+ va investir 8 milliards dans le contenu

Parmi les nouveautés annoncées sur Disney+, The Mandalorian, une série tirée de l'univers Star Wars.

Porté par la pandémie et le confinement, le service de streaming de Disney a engrangé plus de 86,8 millions d'abonnés depuis sa création il y a un an, dépassant de loin les attentes du groupe. De quoi le pousser à investir davantage encore dans le contenu. Le consommateur passera à la caisse.

Il y a Disney qui pleure et Disney qui rit. Le premier, ce sont les parcs d’attractions de l’oncle Walt. Ils sont fermés un peu partout dans le monde en raison de la pandémie. Résultat: 32.000 employés ont perdu leur job. Mais il y a aussi le second: Disney+, la plateforme de streaming qui dépasse toutes les attentes.

86,8
millions d'abonnés
Fin novembre, Disney+ comptait 86,8 millions d’abonnés alors qu'au moment de son lancement le géant du divertissement en attendait entre 60 et 90 millions… en 2024.

Lancée il y a un an aux États-Unis et en septembre en Belgique, Disney+ a explosé ses objectifs. Fin novembre elle comptait 86,8 millions d’abonnés (le chiffre belge est gardé confidentiel), alors qu'au moment de son lancement le géant du divertissement en attendait entre 60 et 90 millions… en 2024. Évidemment la crise du coronavirus qui a entraîné la fermeture  des salles de cinéma et confiné les gens chez eux a dopé ces chiffres, comme ceux de ses concurrents, comme Netflix qui reste leader avec 190 millions de fans. Certes, mais pour combien de temps?

Car Disney+ a quatre années d’avance sur ses pronostics. Au point que lors de son "Investor day", jeudi, le groupe a nettement revu ses prévisions à la hausse, tablant sur 230 à 260 millions d’abonnés d’ici 2024. À cette échéance, la plateforme devrait dégager ses premiers bénéfices. Pourquoi pas plus tôt? Car, porté par cette vague, son état-major va doper ses investissements dans le contenu. Il compte y injecter 8 à 9 milliards de dollars d’ici 2024 soit plus du double de ce qu’il avait annoncé en avril 2019. Disney va proposer des dizaines de nouvelles séries télévisées inspirées des franchises Marvel, Star Wars et Pixar. Au total, plus d’une centaine de nouveautés sont attendues chaque année.

Hausse de tarifs

Revers de la médaille: ces investissements se traduiront sur la facture du consommateur. Celle-ci passera fin février de 6,99 à 8,99 euros par mois car outre ces nouvelles productions, Disney+ inclura également l’offre de son service Star, dédié à des contenus moins familiaux, comme les saga Die Hard, Alien ou Kingsman.

Alors que son concurrent Warner a annoncé il y a une semaine vouloir sortir toutes ses nouveautés en 2021 à la fois en salles et sur sa plateforme de vidéo HBO, Disney ne va pas aussi loin. "Seulement" 80% des nouveautés annoncées iront prioritairement sur sa plateforme. Certes, Mulan n’est sorti cette année que sur Disney+ et il en sera de même pour Pinocchio et Peter Pan & Wendy l’an prochain, mais, globalement Disney compte toujours sur les salles. Jusqu’à nouvel ordre, Black Widow, blockbuster très attendu de galaxie Marvel sortira bien d’abord sur grand écran.

À l'agonie, les cinémas voient en effet d’un très mauvais œil cette envolée du streaming.

À l'agonie, les cinémas voient en effet d’un très mauvais œil cette envolée du streaming. À cet égard, nous dit-on chez Kinepolis, l’approche au cas par cas de Disney paraît moins inquiétante que celle de Warner, plus radicale. Le leader belge des salles obscures, également fort actif aux États-Unis fait d'ailleurs régulièrement remarquer que la salle génère toujours la majorité des revenus du 7ème art. Du moins en temps normal.

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