Eric Domb (Pairi Daiza): "Une entrave à nos libertés ne peut jamais être le fait du Prince"

©Debby Termonia

Le fondateur de Pairi Daiza, Eric Domb, pointe du doigt les décisions gouvernementales forçant notamment le parc à rester portes closes. Il évoque des "décisions arbitraires" bafouant les libertés.

Eric Domb, fondateur et directeur de Pairi Daiza, ne décolère pas. "Vous l’avez appris avec moi vendredi dernier, le jardin ne pourra rouvrir ses portes aux visiteurs d’un jour et aux abonnés le 14 décembre prochain. Sauf nouvelle, mais improbable décision gouvernementale, nous ne pourrons donc pas nous voir durant les fêtes de Noël", indique-t-il dans une lettre postée sur les réseaux sociaux. Il souligne aussi qu'aucun scientifique n’a affirmé qu'il était dangereux de se promener dans les jardins zoologiques.

Vandenbroucke dans le viseur

"Parce que tout le monde ne peut pas aller courir dans les bois, on a ouvert les piscines pour aller y faire des longueurs; et parce que tout le monde ne peut faire de longues balades, on a ouvert les musées pour aller se changer les idées. Et pour le reste ? Stop."
Eric Domb
Fondateur de Pairi Daiza

Il pointe les décisions gouvernementales. "Par deux fois, ces derniers jours, Frank Vandenbroucke a justifié des entraves à nos libertés non pas par des impératifs sanitaires que nous aurions parfaitement compris, mais pour des raisons politiques ou psychologiques qui ne reposent sur aucune base scientifique." Il évoque ainsi l'onde de choc voulue avec la fermeture des commerces non essentiels et l'annonce d'un risque potentiel de contamination dans les parcs animaliers.

"En résumé : parce que tout le monde ne peut pas aller courir dans les bois, on a ouvert les piscines pour aller y faire des longueurs; et parce que tout le monde ne peut faire de longues balades, on a ouvert les musées pour aller se changer les idées. Et pour le reste ? Stop."

Le fait du Prince

Pour Eric Domb, nous sommes revenus aux "temps des gladiateurs" exterminés - ou pas - par un pouce levé ou abaissé, à la "dictature romaine".

"A un moment où, parce que certaines de nos libertés individuelles doivent être temporairement réduites pour d’impérieux motifs sanitaires, il importe plus que jamais que nos représentants politiques recourent à la science pour justifier les restrictions à nos libertés et les partagent ensuite en toute transparence. Une mesure d’entrave à nos libertés ne peut jamais être le fait du Prince, elle doit être raisonnée et raisonnable, explicable et expliquée. Il en va de sa légitimité, de son acceptation et donc, de son efficacité. "

Il conclut sa missive en parlant de "mépris" à l’égard de toutes les entreprises, les travailleurs, les familles "qui ont tout mis en œuvre pour pouvoir continuer à jouir de ces libertés tout en garantissant la protection de tous".

20
millions d' euros
Daiza indique qu'il ne pourra échapper à une perte nette estimée entre 20 et 30 millions d'euros.

Sur les réseaux sociaux, les propos du fondateur de Pairi Daiza furent plutôt bien accueillis.

Perspectives peu glorieuses

La crise est particulièrement lourde pour le parc. Totalement paralysé durant le printemps dernier, Pairi Daiza avait dû reporter sa réouverture annuelle de près de 2 mois. Durant l'été, la capacité du parc a été limitée, tout comme l'offre de restauration. Ajoutez à cela le report de la réouverture de l’hôtel The Padling Bear.

Au final, Pairi Daiza indique qu'il ne pourra pas échapper à une perte nette estimée entre 20 et 30 millions d'euros.

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