Immobel, partie émergée de l'iceberg de participations de Marc Coucke

De l'importation de l'ambiance de Tomorrowland à Durbuy à l'investissement dans le ballon rond à Anderlecht, Marc Coucke multiplie les initiatives.

Via son véhicule d'investissement Alychlo, né de la juteuse vente d'Omega Pharma, l'homme d'affaires est présent aussi bien dans Pairi Daiza que Mithra.

L'année se clôture sur des chapeaux de roues pour Marc Coucke. Après un soutien au fonds de redressement des entreprises belges CIM Capital et une montée à bord du dernier fonds d'investissement de Waterland, le célèbre entrepreneur fait désormais son entrée au capital (1%) d’Immobel, a-t-on appris ce lundi.

Montant de l'opération? Environ 16 millions d'euros si l'on y ajoute un engagement à investir 10 millions d’euros dans Immobel Belux Office Development Fund, nouveau fonds dédié au développement d’immeubles de bureaux durables à Bruxelles et à Luxembourg.

Pour autant, il est à noter que ce développement ne constitue que la partie émergée de l'iceberg d'un empire de participations bien plus vaste. En effet, derrière le nom d'Alychlo, le véhicule ici à la manœuvre, se cache une galaxie d'une bonne vingtaine de sociétés, actives dans des domaines aussi divers que la pharma, l'immo, la tech ou encore le divertissement.

16
millions d'euros
C'est à peu près le montant investi par Marc Coucke faisant son entrée au capital d'Immobel, si l'on ajoute un engagement à investir 10 millions dans Immobel Belux Office Development Fund (développement d’immeubles de bureaux durables à Bruxelles et à Luxembourg).

Faisons un petit tour du propriétaire, en commençant par la genèse: la pharma. Quoi de plus normal, après tout, puisque la principale société d'investissement du clan Coucke est née de la juteuse vente (à 3,8 milliards de dollars) début 2015 de la société pharmaceutique maison, Omega Pharma, au géant américain Perrigo – dont Marc Coucke est toujours actionnaire.

La pharma pour genèse

L'on retrouve le truculent entrepreneur aussi bien au capital du spécialiste liégeois de la contraception féminine Mithra que du spécialiste des préparations pharmaceutiques Fagron. Mais pas seulement, puisqu'il est aussi le plus gros actionnaire de la plateforme suisse d'analyse génomique et d'imagerie Sophia Genetics par exemple, où l'on retrouve aussi l'Américain Al Gore.

Mais le pharmacien Marc Coucke ne déroge pas à la règle du Belge et de sa brique dans le ventre pour autant. C'est ainsi que, dans le cadre sa nouvelle vie de serial investisseur, il a dès le départ investi dans le groupe de construction Versluys de son ami et partenaire Bart Versluys, dont il détient toujours 50% du capital aujourd'hui.

Depuis lors, cette opération a mené à une multitude de déploiements dans le secteur, puisque Coucke est aussi bien actif dans l'immobilier logistique, via VGP, que dans les logements étudiants, avec Xior, ou dans les murs destinés à héberger ses activités horeca à Durbuy.

"Couckeland"

Concernant ce dernier créneau, la conquête terrestre initiée il y a cinq ans à grands coups de grands moyens – plus de 100 millions d'euros au total – s'est accompagnée d'une conquête culturelle de la plus petite ville du monde.

En effet, depuis sa reprise de hauts lieux locaux tels que l'hôtel-restaurant Le Sanglier des Ardennes ou Jean de Bohême, l'homme d'affaires flamand n'a pas manqué d'importer l'atmosphère de Tomorrowland ou les talents du célèbre chef du nord du pays Wout Bru.

Tout ceci s'est déroulé sous la houlette d'une société dédiée, "La Petite Merveille", codirigée par son fidèle bras droit, Bart Maerten, épaulé par le fils du nationaliste flamand Geert Bourgeois, Pieter Bourgeois.

Objectif? "Redéfinir le tourisme à Durbuy."

Marc Coucke n'oublie pas le numérique dans sa stratégie d'investissement.

Divertissement

Mais l'appétit du quinqua pour le divertissement ne s'arrête pas là. Marc Coucke est aussi propriétaire des pistes de ski indoor de SnowWorld, actionnaire du RSCA Anderlecht, ou partenaire d'Eric Domb dans l'aventure Pairi Daiza.

Très terre à terre comme approche? Détrompez-vous. Le "BV" (soit "flamand connu") n'oublie pas le numérique dans sa stratégie d'investissement. On le retrouve ainsi dans le spécialiste de l'internet des objets (IoT) Crescent, dans le fonds de capital-risque Volta Ventures ou encore dans le fonds technologique de SmartFin Capital.

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