Ladbrokes sanctionné pour ses paris sur des matchs virtuels

©REUTERS

Nouvel épisode dans la saga des paris sur matchs virtuels: la Commission des jeux de hasard sanctionne Ladbrokes au motif qu’il aurait proposé ce type de jeux en période non autorisée. L’opérateur entend contester la mesure devant le Conseil d’Etat.

L’opérateur de paris sportifs Ladbrokes Belgium a écopé d’une sanction pour avoir proposé des paris sur matchs virtuels non autorisés à la fin de l’année dernière et au début de cette année jusqu’au 14 mars. La Commission des jeux de hasard, le régulateur du secteur, a décidé de suspendre sa licence durant 24 heures le 3 septembre prochain.

Cela signifie concrètement que le 3 septembre, à partie de minuit, les agences belges de la filiale du géant mondial Ladbrokes PLC ainsi que les librairies qui distribuent ses produits et ses activités en ligne seront suspendues, et ce jusqu’à minuit, pile 24 heures plus tard.

Ladbrokes avait été le premier opérateur de jeux de hasard à lancer les paris virtuels sur le marché belge.

Les paris virtuels, qui consistent à miser sur le résultat de compétitions fictives, avaient fait l’objet de plusieurs décisions, parfois contradictoires, du régulateur ces dernières années. Ladbrokes avait été le premier opérateur de jeux de hasard à les lancer sur le marché belge. Il avait tiré quelque avantage de cette activité pionnière, dans la mesure où à un moment, les autorités avaient suspendu le processus d’autorisation pour les nouveaux entrants, mais pas pour ceux (celui…) qui exploitaient déjà ce type de paris.

Il en était résulté un certain flou réglementaire, attisé encore par différents jugements en sens divers, avant qu’une décision du gouvernement fédéral ne vienne enfin mettre de l’ordre dans ce créneau de marché. Au final, pour rappel, le 9 mai dernier, le gouvernement  adoptait un arrêté royal définissant ce type de paris comme des jeux de hasard automatiques et en autorisant l'exploitation dans les agences de paris.

La Commission des jeux a ouvert une procédure administrative contre Ladbrokes et décidé cette suspension de 24 heures parce que l’opérateur aurait continué d’offrir des paris virtuels durant une période au-delà de son autorisation.

Interrogé à ce sujet, Ladbrokes souligne qu’il n’a appris la décision de sanction que par un tiers, le mardi 7 août, puis ce mercredi 8 août, via un email de la Commission des jeux de hasard, alors que l’information était déjà publiée le matin dans plusieurs journaux. Il "regrette vivement que de telles informations, confidentielles, soient transmises à la presse et à l’égard de tiers avant même qu’il n’en soit informé".

La société ajoute qu’elle se réserve le droit de porter plainte au pénal pour violation du secret professionnel. Selon ses dirigeants, cette sanction "n’a pas lieu d’être" car la société "a toujours respecté la loi". Tout en soulignant qu’il respectera la décision de la Commission et qu’il appliquera la sanction le 3 septembre, l’opérateur entend dès lors contester cette décision devant le Conseil d’Etat. 

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