Le Cirque du Soleil sauvé par ses créanciers

Né au Québec en 1984, le Cirque du Soleil peut désormais "raviver la magie et le talent artistique". ©Photo News

Miné par la crise du Covid-19, le Cirque du Soleil était au bord de la faillite. Un groupe de créanciers prend les commandes avec une offre équivalente à 1 milliard d'euros.

Un groupe de créanciers du Cirque du Soleil annonce qu'il va prendre le contrôle de la troupe canadienne lourdement endettée. Leur offre d'achat ayant été jugée la meilleure à l'issue d'enchères qui s'achevaient en fin de journée.

Les prétendants avaient jusqu'à mardi fin d'après-midi pour soumettre une proposition supérieure à celle d'une douzaine de prêteurs garantis menés par le fonds canadien Catalyst Capital Group, plus important créancier.

Aval de la justice

1,2
milliard de dollars
L'offre supérieure du groupe de créanciers du Cirque du Soleil est estimée à plus de 1,2 milliard de dollars (soit 1 milliard d'euros).

Le Cirque, placé sous la protection des tribunaux, indique ne pas avoir reçu d'offre supérieure à celle des créanciers, estimée à plus de 1,2 milliard de dollars (un milliard d'euros), selon les médias canadiens.
Cette offre devra encore être validée par la justice québécoise dans les prochaines semaines.

Marque emblématique

Gabriel de Alba, directeur général de Catalyst, s'est félicité de ce "beau résultat pour le Cirque", ses employés, ses artistes et ses partenaires, dans un email. "Maintenant que les récents faux pas de la compagnie sont derrière nous, nous avons hâte de conclure rapidement la transaction et de soutenir la compagnie pour qu'elle ravive la magie et le talent artistique qui ont fait du Cirque du Soleil une force créatrice et une marque mondiale emblématique", a-t-il commenté.

95%
chômage technique
Depuis mars, 4.679 acrobates et techniciens sont en chômage technique, soit 95% des employés du Cirque.

Née au Québec en 1984, la troupe de saltimbanques a dû annuler en mars dernier 44 productions aux quatre coins du monde en raison de la pandémie de coronavirus.

Elle a mis au chômage technique 4.679 acrobates et techniciens, 95% de ses employés.

La majorité d'entre eux ont été licenciés fin juin quand le groupe a demandé la protection des tribunaux.

L'accord avec le groupe de créanciers, annoncé mi-juillet, vient remplacer l'offre d'achat que le cirque, basé à Montréal, avait conclue fin juin avec ses actionnaires actuels, les fonds américain TPG et chinois Fosun, ainsi que la Caisse de dépôt et placement du Québec.

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