Les Buffalos en chiffres

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Le football belge a tourné une nouvelle page de son histoire. Dans une Ghelamco Arena en folie, La Gantoise a fêté, face au Standard, son tout premier titre de champion de Belgique. Bien plus tôt que ne l’avait prévu son président Ivan De Witte, un homme d’affaires connu pour être à la tête du cabinet de recrutement Hudson.

Car si le club des "Buffalos" est parvenu à se hisser au sommet, c’est en grande partie à son président qu’il le doit. Avec le directeur général, Michel Louwagie, il est à l’origine de ce qu’il faut bien appeler le miracle gantois.

Lorsqu’il arrive à la présidence, en 1999, Ivan De Witte découvre un club endetté à hauteur de 10 millions d’euros. "Gérable, confiait-il en début de semaine à la RTBF. Mais à l’issue d’un audit de KPMG, il s’est avéré que l’ardoise s’élevait à 23 millions pour un chiffre d’affaires de 6 millions!"

En devenant champion, La Gantoise est en avance de trois ans sur son business plan

Ivan De Witte relève le défi. Grâce à son entregent, il entre dans les bonnes grâces de la banque VDK et de la Ville de Gand. La première injecte du cash dans le club et devient son principal sponsor, la seconde lui rachète son vieux stade. Dès 2006, les finances du club sont à niveau dans le vert. Une première étape.

La deuxième, c’est la politique des transferts. Le duo a du flair. On ne compte plus les joueurs achetés pour une croûte de pain et revendus avec une jolie plus-value: de Ahmed Hossam à Mbark Boussoufa en passant par Ivica Dragutinovic, Guillaume Gillet, Bryan Ruiz ou Pelé M’Boyo, tous lui ont rapporté des fortunes.

Cet hiver, le club a encore attiré un parfait inconnu, le Nigérian Moses Simon qui s’est vite érigé en star. Le petit ailier vaudrait déjà plus de 5 millions. Le club a aussi la main pour attirer des joueurs revanchards, barrés dans leur club ou en fin de contrat, et donc gratuits.

Troisième étape de la saga et sans doute la plus visible: le stade, la fameuse Ghelamco Arena que la Belgique footballistique entière lui envie. Un projet qui a mis dix ans à voir le jour, fruit du jusqu’au-boutisme d’Ivan De Witte. Se basant sur une étude de KMPG faisant le lien entre stade moderne et rentrées financières, le président gantois a remué ciel et terre pour qu’il voie le jour.

Via un partenariat public privé incluant la Ville (qui a mis un terrain à sa disposition et financé plus de la moitié des travaux), le club et le groupe Ghelamco (constructeur du futur stade national) qui a donné son nom au stade, cet écrin multifonctionnel (espaces de catering, magasins, bureaux, salles de réunions, événementiels…) a été inauguré l’été 2013.

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Très en avance

Les supporters n’ont pas tardé à affluer. "Grâce au nouveau stade nous avons immédiatement accueilli 18.000 spectateurs en moyenne par match, contre 10.000 un an plus tôt, expliquait l’automne dernier Ivan De Witte. Notre chiffre d’affaires est passé en un an de 17 à 24 millions et nous réalisons un million de bénéfices."

Au vu de ces résultats sur le terrain et de droits télés en hausse, les revenus devraient grimper à 32 millions pour l’exercice en cours qui s’achève fin juin. Une cassette qui gonflera d’au moins 18 millions à l’automne puisque le club est directement qualifié pour les poules de la très lucrative Ligue des Champions.

Aujourd’hui, La Gantoise est donc largement en avance sur son business plan qui prévoyait un titre de champion dans les 5 ans suivant l’inauguration du nouveau stade. Après deux ans, c’est déjà chose faite. Les Buffalos ont donc bel et bien toutes les cartes en mains pour devenir à terme le quatrième "grand" du football belge.

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