Les contes d'Efteling enchantent toujours plus de Belges

©Efteling

Efteling, le plus grand parc d’attraction du Benelux, ambitionne d’ici 2020 de devenir une destination internationale et de faire partie du trio de tête des meilleurs parcs européens. Rencontre avec Fons Jurgens, son CEO.

Depuis l’ouverture du Bois des Contes en 1952, Efteling est devenue la plus grande destination touristique des Pays-Bas et du Benelux, avec 4,76 millions de visiteurs en 2016. Et le conte de fées de ce parc d’attraction, ouvert toute l’année et situé à une heure et demi de route de Bruxelles, n’est pas prêt de s’arrêter.

Pour fêter ses 65 années d’existence, le parc ouvrira, d’ici la fin du mois de mai, un nouveau village de vacances ("Efteling Loonsche Land") mais aussi et surtout l’attraction la plus chère et la plus grande de toute son histoire: "Symbolica, Palais de la Fantaisie", une attraction familiale couverte de 7 minutes qui accueillera ses tous premiers visiteurs le 1er juillet prochain.

Chiffres d’affaire: 189,9 millions d’euros
Ebitda: 22,4 millions d’euros (12%)
Bénéfice net: 15 millions d’euros
Employés: 2.500 (nombre des employés travaillant au parc pendant une journée moyenne: 1.000) 
Visiteurs en 2016: 4,76 millions

Ces deux investissements majeurs ont respectivement coûté la bagatelle de 30 et 35 millions d’euros. Ils font partie de l’ambitieux plan de croissance et d’avenir de Fons Jurgens, le président du conseil d’administration d’Efteling.

Une destination internationale

Celui-ci nous nous a reçu au "Raveleijn" - un château féérique qui lui sert de bureau aux abords du parc - pour nous faire part de ses aspirations: "d’ici 2020, Efteling ne doit plus seulement être un parc d’attraction mais bien devenir une destination internationale, avec comme objectif 5 millions de visiteurs par an."

En effet, le marché batave est saturé. Un Néerlandais sur quatre vient chaque année dans le parc (4 millions), ce qui représente environ 80% des visiteurs du parc. Pour attirer davantage de monde, Fons Jurgens mise dès lors de plus en plus sur ses voisins européens.

©Efteling

… qui plaît beaucoup aux Belges

Et plus particulièrement sur les Belges ! "Depuis 2011, nous avons triplé le budget communication de notre service média situé à Anvers. Résultat: nous sommes désormais largement présents en télévision, à la radio et sur les réseaux sociaux avec des annonces spécialement créés pour et par des Belges."

Une stratégie qui s’avère payante car elle a permis de littéralement doubler le nombre de Belges dans le parc. "En 2010, nous avons reçu l’équivalent de 280.000 Belges. L’année dernière, ils étaient 700.000, soit 15% du nombre total de visiteurs annuels dans le parc", se réjouit Fons Jurgens.

700.000
Le nombre de Belges qui se sont rendus au parc d'attractions Efteling en 2016, cela représente 15% du nombre total de visiteurs.

"Pour franchir le cap des 5 millions de visites, nous aimerions attirer une clientèle internationale encore plus large. D’ici 2020, nous espérons que le nombre de Belges va encore augmenter mais que nous pourrons également compter sur la visite de près de 350.000 Allemands et 75.000 Anglais, une nation très férue de parc d’attraction."

Croissance du logement

Pour attirer davantage d’hôtes étrangers et multiplier les séjours de plusieurs jours, Fons Jurgens a bien conscience qu’Efteling doit absolument étoffer son offre de logement. "C’est très important car les gens qui viennent de loin souhaitent passer au moins deux jours dans le parc et ils ne le feront que s’ils peuvent passer une nuit à proximité du parc."

C’est pourquoi, à partir du 31 mai prochain, grâce à l’ouverture du Efteling Loonsche Land (qui comprend des maisons de vacances et un hôtel), le parc comptera 1.000 lits en plus, soit une offre totale de 3.000 lits (dont 450 disponibles dans l’Hôtel Efteling et des 1.550 du Village de vacances Efteling Bosrijk). 

En tenant compte des offres aux alentours – déjà disponibles ou en construction – de groupes hôteliers, le compteur total grimpera même au-delà des 5.000 lits d’ici 2020, d’après ses prévisions.

©Efteling

Efteling n’est pas à vendre

En atteignant ses différents objectifs, Fons Jurgens – qui travaille avec passion au sein du parc depuis plus de vingt ans – espère rester indépendant. Au cours des dernières années, le parc a effectivement reçu de nombreuses propositions de rachats de la part de propriétaires de parcs français, espagnols et même russes.

"Nous ne sommes pas à vendre. Nous faisons partie intégrante du patrimoine culturel néerlandais et nous entendons bien le rester."
Fons Jurgens
Patron d'Efteling

"Je les ai chaque fois envoyé balader. Nous ne sommes pas à vendre. Nous faisons partie intégrante du patrimoine culturel néerlandais et nous entendons bien le rester". C’est entre autres pour cette raison que l’actionnaire unique du parc est une fondation.

"Et pour pouvoir résister à ces acheteurs étrangers, nous devons absolument faire partie du top 3 des meilleurs parcs européens car ce sont les seuls capables d’échapper à la domination de mastodontes comme Parques Reunidos ou la Compagnie des Alpes (qui détient notamment Walibi Wavre, ndlr)."

En tout cas, le "compte" de fées de Fons Jurgens semble porter ses fruits: pour la première fois de son histoire, le nombre d’étrangers qui ont logé à Efteling en 2016 a dépassé celui des Néerlandais tandis que chiffre d’affaire et les bénéfices croissent de manière constante (+4%), de quoi permettre au parc de se développer davantage dans les années à venir.

Fons Jurgens, CEO d'Efteling. ©rv

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