Les jeux de hasard saturent en Belgique

©Photo News

La commission des jeux de hasard compte autoriser moins de salles de jeux automatiques et agences de pari. L'argument principal est la "période difficile sur le plan économique" que traversent ces établissements de jeux de hasard.

La commission des jeux de hasard souhaite ramener à 150 le nombre de salles en 2017 contre 180 actuellement, et à 600 le nombre d'agences contre 1.000 actuellement. Il est aussi question de renforcer les contrôles relatifs à la solvabilité et les moyens financiers de ces endroits.

La législation, datant de 1999, autorise au maximum 180 salles de jeux automatiques, et 179 établissements de ce type ont reçu une licence. Leur viabilité économique est menacée par une offre conséquente, notamment en ligne, selon la commission des jeux de hasard. Mais une règlementation plus stricte, comme l'interdiction de fumer ou d'offrir des cadeaux, occasionne aussi un attrait moindre pour les jeux de hasard. La commission responsable estime donc que des mesures structurelles s'imposent pour ramener les salles de jeux à 174 d'ici la fin de l'année, à 165 l'an prochain et à 150 en 2017. Pour tenir ces objectifs, la commission veut privilégier "la remise volontaire" des licences par les établissements.

Les officines les plus rentables resteront

En ce qui concerne les agences de pari, l'offre maximale est de 1.000, mais cette année les licences ont été stabilisées à 608. La Commission souhaite que le chiffre de 600 ne soit plus dépassé jugeant qu'une "nouvelle expansion de l'offre n'est pas souhaitable et peut avoir un effet contre-productif." Durant les trois prochaines années, il n'y aura pas de nouvelles licences délivrées.

Aussi la Commission entend rendre plus strictes les règles pour le déménagement des établissements de jeux de hasard. A partir du 1er janvier 2016, il ne sera plus possible de modifier l'emplacement de ces établissements, sauf au sein de la même commune. La Commission recommande donc d'introduire des demandes de déménagement le 30 octobre au plus tard pour qu'une décision puisse être rendue à temps avant la fin de l'année.

Les règles sont aussi durcies pour ce qui est du contrôle de la solvabilité et des moyens financiers des salles de jeux de hasard automatiques. La commission analysera dès à présent la rentabilité du chiffre d'affaires. Si celle-ci s'avère négative lors des trois dernières années, la licence sera alors retirée.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés