Les Schtroumpfs reviennent en force sur les petits écrans

Une nouvelle série de 52 épisodes débarque en télévision et bientôt sur les plateformes, déjà vendues dans 40 pays. De quoi réamorcer la Schtroumpfmania!

40 ans après sa première saison, la série de dessins animés classiques des Schtroumpfs est encore diffusée dans plus de 100 pays. Et la légende veut qu'à chaque instant, un épisode en soit diffusé quelque part dans le monde. Produite à partir des années 80, la série télé des Schtroumpfs est l'un des programmes de divertissement qui affichent la plus grande longévité. Neuf saisons, 272 épisodes de 12 minutes.

Un succès dans le temps auquel même Peyo, le créateur des Schtroumpfs, ne devait oser croire. Mais un succès bien entretenu au fil du temps par IMPS, la société qui gère avec intelligence les droits sur l'œuvre de Peyo.

Non seulement, les studios Peyo produisent encore un album par an, mais la collaboration avec Sony durant les années 2010 a donné un nouveau coup de boost à la marque "Schtroumpfs" avec deux films mêlant animation 3D et acteurs, ainsi qu'un long métrage d'animation 3D entièrement réalisé en CGI (computer generated images).

Audiovisuel indispensable

"On reste dans l'ADN des Schtroumpfs, mais remis au goût du jour. Nous avons poussé les curseurs du côté cartoon et de l'humour absurde notamment."
Philippe Glorieux
Porte-parole de IMPS

Parce qu'aujourd'hui, la notoriété de la marque passe essentiellement par l'audiovisuel, même si les albums sont vendus dans 90 pays. Au total, c'est près de 35 millions de livres sur l'univers des Schtroumpfs qui se sont vendus!

Pour entretenir cette forte notoriété, IMPS mise à nouveau sur l'audiovisuel, mais via le petit écran cette fois. Le projet a été lancé en 2018 déjà, par la constitution d'une société de production spécifique, Peyo Productions, dédiée à la mise en oeuvre de ce projet, mené en partenariat avec le groupe Média-Participations via sa filiale Dupuis Audiovisuel. Sur la base du cahier des charges de IMPS et du Studio Peyo, Ellipse, également filiale de Media Participations, a défini le design de la série et c'est le studio Dreamwall, détenu par Dupuis, la RTBF, Sambrinvest et Wallimage Entreprises, qui a réalisé près de 75% de l'animation.

Deuxième saison en cours

Dès sa mise en chantier, le projet de nouvelle série a attiré les télévisions internationales, ce qui assure déjà la rentabilité de la première saison. La RTBF et la VRT ont très rapidement signé pour acquérir les droits de diffusion, de même que TF1 et la chaîne pour enfants allemande Kika. Par ailleurs, le groupe américain Nickelodeon en a également acquis les droits pour 40 pays via ses différentes plateformes payantes. Viendront ensuite d'autres télévisions nationales, comme la RAI, et les plateformes de streaming comme Netflix, dans les 18 mois. C'est à la RTBF que revient l'honneur de diffuser le premier épisode de cette nouvelle mouture, ce dimanche 18 avril. Un deuxième saison est par ailleurs en cours de production.

"Nous avons opté pour les dernières technologies en matière d'animation assistée par ordinateur (CGI). Mais sans perdre pour autant l'esprit et la simplicité des dessins de Peyo."
François Deglain
Directeur de production de Peyo Production

La production a mis la barre assez haut pour ce projet, avec un budget situé "dans la fourchette haute de la moyenne des productions de séries d'animation en Europe", confie François Deglain, directeur de production pour Peyo Production. Comprenez un budget supérieur à 8 millions d'euros. Le financement provient pour plus de deux millions du tax shelter avec également une intervention du fonds Wallimage.

"Nous avons opté pour les dernières technologies en matière d'animation assistée par ordinateur (CGI). Cela donne un rendu 3D très actuel. Mais sans perdre pour autant l'esprit et la simplicité des dessins de Peyo et de l'univers des Schtroumpfs", assure Deglain.

Sur le contenu également, la série veut rester dans l'esprit enchanteur et l'humour créé par Peyo. On retrouve évidemment les 101 Schtroumpfs avec le Grand Schtroumpf à leur tête et les caractères classiques, l'ineffable Gargamel et son stupide Azraël. Nouveauté déjà introduite dans le dernier long métrage d'animation et dans certains albums, un village de filles Schtroumpfs vient s'ajouter dans la forêt enchantée.

1 milliard
de dollars
Les ventes publiques des franchises Schtroumpfs génèrent un milliard de dollars de chiffre d'affaires.

"On reste dans l'ADN des Schtroumpfs, mais remis au goût du jour", insiste Philippe Glorieux, porte-parole de IMPS. "Mais nous avons poussé les curseurs du côté cartoon et de l'humour absurde notamment." Les scénarios des 52 premiers de cette première nouvelle saison sont tous originaux, mais ils s'inspirent évidemment de l'Univers de Peyo et ont été écrits en étroite collaboration avec le Studio qui réalise les albums. L'objectif est de toucher un public un peu plus âgé que pour la série classique, jusqu'à 10 ou 12 ans, voire plus.

Les retombées attendues sur le plan des licences sont à la hauteur du projet. IMPS met un point d'honneur à rester accessible au plus grand nombre sur ce plan. Quelque 600 à 700 licences actives de manière constante génèrent plus d'un milliard de dollars de chiffre d'affaires global annuel en ventes aux consommateurs. Pour la nouvelle série, une master franchise mondiale a été accordée au groupe américain de jouets Jazweres. "Le public cible reste plutôt les enfants, mais on constate aussi un engouement auprès des plus âgés", poursuit Glorieux. À titre d'exemple, une collection limitée de vêtements à l'effigie des Schtroumpfs de la marque Suprême, plutôt haut de gamme, s'est vendue en 4 minutes...

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