Nicolas Lhoist, un héritier très discret

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Selon Nicolas Lhoist, le fait d’appartenir à une famille telle que la sienne, une des plus fortunées du pays, ne l’a ni aidé ni désavantagé lorsqu’il a voulu lancer sa propre affaire voici sept ans.

Ne parlez pas trop d’argent à Nicolas Lhoist. Le patron de People First n’aime pas beaucoup cela. Il est à l’image de sa très discrète famille, connue pour être à la tête d’un des géants mondiaux de la chaux. Bien qu’évoluant professionnellement dans un milieu bling-bling, il a horreur des m’as-tu-vu. "Tous les bénéfices de la société sont réinvestis dans son développement, je roule dans une simple Golf et je ne sors pas la nuit, mes week-ends en famille sont sacrés", assure ce père de deux jeunes enfants, âgé de 33 ans.

On ne saura donc rien du montant payé pour racheter Knokke Out, ni sur les bénéfices dégagés par le groupe qu’il dirige, constitué d’une myriade de sociétés. Tout juste consent-il à dire que "c’est un business qui dégage une très belle rentabilité" et que le fait d’appartenir à une famille telle que la sienne, une des plus fortunées du pays, ne l’a ni aidé ni désavantagé lorsqu’il a voulu lancer sa propre affaire voici sept ans.

À coups de rachats, dont l’emblématique Knokke Out, Nicolas Lhoist et ses associés sont occupés à bâtir un groupe intégré autour des métiers de l’événementiel et de l’horeca.

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"J’ai démarré dans un contexte difficile, au lendemain de la crise financière, rappelle-t-il; mon père m’a conseillé de consulter quelques capitaines d’industries. Ils m’ont découragé de me lancer dans ce secteur sauf un qui m’a dit: ‘tu as la chance de pouvoir faire ce que tu veux dans la vie, alors si tu te lances dans ce domaine, fais-le bien’. " Au vu de l’évolution de ses affaires, le message semble avoir été bien compris.

Charte familiale

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Titulaire d’un master en sciences politiques de l’UCL complété par d’un diplôme en management de l’lchec et d’un autre en management sportif obtenu à l’École Polytechnique de Lausanne, Nicolas Lhoist l’assure: c’est sur son argent de proche, "économisé lors des Saint-Nicolas et fêtes de Noël", qu’il a injecté les 6.000 euros nécessaires au démarrage de sa société.

"Au début, mes origines m’ont aidé en termes de réseau et de conseils, pas de financement", relève-t-il. Ce n’est que lors du rachat du Knokke Out que ses deux frères sont intervenus, aux côtés de ses deux associés, de business angels et de banques, pour financer l’opération. "Il y a une charte familiale très stricte, ajoute-t-il; chacun doit faire ses propres expériences et acquérir un background lui-même."

Un de ses frères, Arthur, est ainsi à la tête du restaurant Tero; seul le troisième, Jérôme, travaille dans le groupe familial, comme commercial en Malaisie. Via un véhicule familial, tous deux sont des actionnaires de la holding chapeautant People First et le Knokke Out.

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