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Pourquoi faudrait-il se méfier de Pokémon Go?

©Bloomberg

Pokémon Go est un jeu "IRL" (in real life). Il permet de jouer en réalité augmentée, dans son propre environnement, et ce avec les avantages mais aussi les inconvénients pour l'utilisateur.

Vous avez peut-être déjà joué à Ingress, un jeu multijoueur à réalité augmentée créé il y a une paire d'année par le même éditeur que Pokémon Go, à savoir Niantic Labs.

200 euros
Le cours de l'action Nintendo est passé de 128 euros le 6 juillet à près de 200 euros en moins d'une semaine.

Pour Pokémon Go, même principe que le premier jeu: vous devez parcourir la ville pour évoluer. La capture de pokémons fait l'intérêt du jeu. Vous êtes un vrai dompteur de petits monstres, à la Sacha, le maître de Pikachu.

L'intérêt du jeu est qu'il associe la ville que vous parcourez à votre progression dans le jeu. Il faut sortir de chez soi pour évoluer. Fini de geeker dans son canapé!

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Vous devez donc prendre votre courage à deux mains - votre téléphone dans l'une - et attraper un maximum de monstres ("Gotta catch'em all!") à travers votre parcours. Une carte permet de trouver des arènes où vous pourrez alors combattre avec vos pokémons.

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Telle une drogue, le nouveau jeu s'est répandu à une vitesse phénoménale dans les pays où il a été lancé, à savoir l'Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis. Il s'est même attaqué, malgré lui, à des pays où la diffusion n'a pas encore été programmée, comme au Canada. Le nombre d'installations dépasserait celui d'applications telles que Tinder (application de rencontre). Nintendo, détenteur des droits de Pokémon, a vu le cours de son action s'affoler, passant de 128 euros le 6 juillet à près de 200 euros en moins d'une semaine. Le cours est encore loin des 434,97 euros, son record, atteint en 2007, mais la croissance ne semble pas s'essoufler.

Comme pour toute addiction, ce n'est pas sans risque. Si le jeu a le mérite de faire sortir les utilisateurs, certains d'entre eux ont connu quelques déboires. Sur plusieurs sites, on peut lire qu'une joueuse a découvert un cadavre alors qu'elle recherchait des pokémons. Ailleurs, on peut constater que des malfrats ont profité de l'errance de certains pour les dépouiller. Si l'on s'attendait à un coup de pub de la part des créateurs du jeu, là, on touche plutôt au "bad buzz".

Apparemment, un "QG" de Pokémon Go rend les gens fous à Central Park:

D'ailleurs, le fait que les pokémons apparaissent partout fait que les gens suivent leurs traces, peu importe l'endroit. Hôpitaux, commissariats, maisons... Personne n'est à l'abri des "zombies" dompteurs de pokémons. Certains restaurant essayent même de profiter de l'occasion.

©Photo News

Au revoir vie privée

Pour les plus soucieux vis-à-vis de leur vie privée, il faut savoir que Pokémon Go dispose d'un accès complet au compte Google de l'utilisateur, indispensable pour commencer à jouer. De plus, le GPS étant activé en permanence, pas difficile de retracer le parcours du joueur. La quantité de données envoyées à partir de cette application pourrait faire l'aubaine des annonceurs. Quant au respect de la vie privée, entre outrepassement et négligence, il n'y a qu'un pas que Niantic Labs affirme ne pas avoir franchi. Reste à savoir ce que Nintendo et Google feront de ces données.

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Un pokémon dans nos ascenseurs:

©rv

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