Six millions d'aides pour relancer le cinéma et l'audiovisuel

Le plan daide au secteur du cinéma prévoit une aide spécifique aux salles art et essai traditionnellement soutenues par la Fédération Wallonie-Bruxelles, comme le Palace à Bruxelles. ©Dieter Telemans

Après le Fédéral via l’assouplissement du tax shelter, c’est au tour de la Fédération Wallonie-Bruxelles de venir au secours du 7e art.

Après la culture (8,4 millions) et les médias (5 millions), la ministre de la Culture et des Médias de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Bénédicte Linard (Ecolo), débloque 6 millions d’euros pour venir en aide au secteur du cinéma et de l’audiovisuel. Celui-ci est pratiquement à l’arrêt. Les tournages ont cessé et les salles sont fermées depuis dix semaines.

Elaboré avec le Centre du cinéma et de l'audiovisuel (CCA), ce plan complète les mesures déjà prises par le gouvernement via le fonds d’indemnisation des opérateurs et s’ajoute aux mesures d’assouplissement du tax shelter fédéral votées mercredi à la Chambre.

Trois volets

Concrètement, le plan passe d’abord par des mesures au bénéfice des auteurs : aide à l’écriture (passage de 13 à 24 aides financières par an de 12.500 euros chacune), au développement de scénario (12 nouvelles aides de 30.000 euros), appels à projets pour combler le manque de films familiaux (6 bourses), pour le cinéma d’animation, pour de "nouvelles écritures", etc.

Deuxième volet : l’aide aux salles de cinéma art et essai soutenues par la Fédération. Il s'agit de la prise en charge du coût des mesures sanitaires liées à la réouverture des salles, achat de 20.000 places de cinéma qui seront distribuées selon des modalités à définir (une place offerte pour une place achetée, par exemple); aide spécifique pour les distributeurs qui prennent le risque de sortir des films art et essai et campagne de promotion pour la réouverture des salles projetant des films d'auteur.

20.000
billets de cinéma
La Fédération Wallonie-Bruxelles va acheter 20.000 places de cinéma qui seront distribuées selon des modalités à définir.

Enfin, le plan prévoit des mesures, encore en discussion, au bénéfice de la production. Comme la prise en charge du surcoût des mesures de sécurité sur les tournages de films d’initiative belge francophone (et éventuellement des séries) jusqu’en décembre; majoration des aides à la production de 20% (en 2020 et 2021) afin de compenser la diminution probable des apports tax shelter et majoration des aides aux séries belges en complément avec les mesures envisagées par la RTBF (bonus de 100.000 à 150.000 euros par série).

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Du côté des producteurs, on se réjouit de ces mesures, même si de gros problèmes demeurent pour les tournages. "Nous sommes en discussion avec un laboratoire pour tester les personnes présentes sur le plateau afin d’obtenir une dérogation aux règles de distanciation physique permettant aux acteurs de tourner sans masque", complète Jean-Yves Roubin président de l’UPFF , l’Union des producteurs de films francophones. Autre souci : la mise en place, via le Fédéral, d’un fonds de garantie pour la reprise des tournages, les assurances des producteurs ne les couvrant pas contre la pandémie.

  

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