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Tim De Borle, CEO de Napoleon Sports & Casino: "Superbet nous aidera à devenir un grand acteur à l'international"

"Napoleon entame une nouvelle étape qui passera par son internationalisation", se félicite son CEO, Tim De Borle. ©Tim De Borle

L'opérateur belge de jeux Napoleon Sports & Casino va accéder à la division "Europe". Une promotion que facilitera son intégration dans le groupe Superbet.

Le groupe roumain Superbet a racheté, la semaine dernière, l'opérateur belge de jeux de hasard Napoleon Sports & Casino. Après la famille Michiels et le fonds de private equity belge Waterland, le troisième propriétaire du Belge est un commensal du même secteur. Avec son appui, Napoleon va enfin assouvir ses rêves de conquête internationale, nous explique son CEO Tim De Borle.

Qu'est-ce que Waterland a apporté à Napoleon Sports & Casino durant ces 6 ans de participation majoritaire?

Le partenariat avec Waterland nous a permis d'accélérer notre croissance et de conforter notre position de leader. Nous avons professionnalisé nos procédures dans nos activités en-ligne. Waterland a supporté notre vision, et nous a aidés dans la réalisation de notre stratégie avec ses compétences, son know-how et ses experts.

Dans quels segments du marché belge des jeux êtes-vous leader?

Nous sommes le N°1 belge dans les casinos en ligne, selon des études indépendantes axées sur les marques. Dans les jeux "en physique", avec les casinos de Knokke et de Middelkerke, nous sommes un des principaux acteurs dans ce segment. Nous exploitons par ailleurs 25 salles de jeux, et deux agences de paris sportifs dans un segment où il y en a plus de 600 – sans compter les librairies. Nous sommes donc principalement actifs dans le monde en-ligne.

La période sous le contrôle de Waterland a donc représenté un "plus" par rapport à la période précédente, sous le contrôle de la famille Michiels?

Une valeur ajoutée. Cela ne signifie pas que la famille Michiels ne gérait pas bien l'entreprise, mais que le fonds de private equity a vu le potentiel qu'il y avait dans la société et qu'il l'a fait émerger. Et c'est ce que nous allons faire à présent avec Superbet aussi: Napoleon entame une nouvelle étape qui passera par son internationalisation.

Cela ne vous semble-t-il pas étrange de passer dans les mains d'un groupe basé en Roumanie?

Je comprends votre question, mais l'essentiel est que Superbet est une entreprise très respectée en Europe centrale et de l'Est. Fondé en 2008 par l'entrepreneur serbe Sacha Dragic, le groupe basé à Bucarest est dirigé par une équipe forte et internationale, avec à sa tête Johnny Hartnett, un CEO irlandais doté d'une expérience de plus de vingt ans chez l'opérateur de paris Paddy Power.

"Nous serons un partenaire fort pour aider Superbet à déployer une marque internationale en Europe de l'Ouest."
Tim De Borle
CEO, Napoleon Sports & Casino

Superbet peut se targuer d'une belle expérience combinée à l'international, puisqu'outre la Roumanie, il est présent aujourd'hui au Royaume-Uni, en Autriche, Italie, Irlande, Croatie, Pologne, Serbie, ainsi qu'à Chypre et à Malte.

Il déploie la marque Lucky7 en Europe et emploie plus de 4.000 personnes. Il veut incarner, à présent, un acteur européen, et Napoleon lui donne l'opportunité d'entrer dans un marché hautement régulé et très développé dans le jeu responsable. Nous serons un partenaire fort pour aider Superbet à déployer une marque internationale en Europe de l'Ouest. Et nous, managers de Napoleon, nous voyons en Superbet un partenaire avec lequel on pourra construire.

Êtes-vous la première acquisition de Superbet à l'Ouest?

La première de cette taille.

Le montant de leur prise de contrôle est-il confidentiel? Dans la presse internationale circule la fourchette de 350 à 400 millions d'euros…

Nous avons vu cela aussi, mais nous ne pouvons ni le confirmer, ni l'infirmer.

Le capital de Superbet est-il contrôlé par des Roumains?

Le président du conseil de Superbet, Sacha Dragic, qui est aussi son fondateur, est l'actionnaire majoritaire. En mai 2019, le fonds d'investissement américain Blackstone a investi 175 millions d'euros dans Superbet, pour une part minoritaire dont il n'a pas dévoilé le pourcentage. Certains directeurs sont aussi actionnaires.

La présence de Blackstone dans l'actionnariat de Superbet est-elle pour vous une sorte de garantie du sérieux du projet de Superbet?

Blackstone est centré sur la création de valeur à long terme, comme Waterland. Mais, plus important à nos yeux, Superbet est un compétiteur dans le même secteur que nous, un collègue; nous sommes certains que nous allons continuer à construire de la croissance à l'avenir. Ceci dit, le fait que Blackstone y détienne une participation minoritaire confirme, en effet, qu'il ne voit pas en Superbet (et en nous) un investissement à optimiser et revendre rapidement, mais qu'il caresse bien là un plan à long terme.

Le rôle de Napoleon au sein de Superbet va-t-il évoluer vers plus d'activité à l'international?

Napoleon avait déjà élaboré des plans à l'international dès 2015. Cela ne s'était pas fait jusqu'ici, pour des questions d'opportunité. Nous regardons, entre autres, le marché néerlandais.

"Nous avons déposé des demandes de licence aux Pays-Bas."
Tim De Borle
CEO, Napoleon Sports & Casino

Nous considérons Superbet comme le meilleur partenaire dans ce cadre, car il a déjà essaimé à l'international. Notre ambition, chez Napoleon, est de devenir un grand acteur à l'international, et Superbet va nous aider à grandir au niveau européen.

Quels marchés étrangers allez-vous investir prochainement?

Des contraintes légales m’empêchent de vous répondre, mais je peux vous dire que nous avons déposé des demandes de licence aux Pays-Bas.

Et après les Pays-Bas?

Nous verrons alors. Nous avons de hautes ambitions d'expansion et notre rachat par Superbet renforce encore celles-ci.

500
emplois
Le groupe Napoleon Sports & Casino emploie plus de 500 personnes en Belgique et compte encore recruter.

Que va-t-il se passer pour Napoleon sur le marché belge ?

Nous voulons rester leader de marché en Belgique. Nous voulons développer une offre multicanale, en intégrant davantage nos différents produits sous une seule marque. Et nous aurons besoin de l'ensemble de nos effectifs pour réaliser tout cela. Il n'y a donc aucun risque pour l'emploi chez Napoleon suite à son acquisition. Nous allons au contraire engager. Nous employons plus de 500 personnes aujourd'hui, et 570 en comptant les consultants.

Les phrases clés

  • "Napoleon entame une nouvelle étape qui passera par son internationalisation."
  • "Superbet veut incarner à présent un acteur européen et Napoleon lui donne l'opportunité d'entrer dans un marché hautement régulé et très développé dans le jeu responsable."
  • "Le fait que Blackstone y détienne une part minoritaire confirme, en effet, qu'il ne voit pas en Superbet (et en nous) un investissement à optimiser et revendre rapidement, mais qu'il caresse bien là un plan à long terme."
  • "Il n'y a aucun risque pour l'emploi chez Napoleon suite à son acquisition; nous allons au contraire engager."

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