Quatre entreprises wallonnes nominées pour l'Entreprise de l'année 2019

Eric Everard, patron de Easyfairs, avait reçu l'année dernière le prix des mains de Charles Michel. ©Photo News

Easi (Nivelles), Trendy Foods (Petit-Rechain), John Cockerill (Liège) et Dufour (Marquain), quatre entreprises wallonnes (et pas une bruxelloise) sont en lice pour le 24e prix de l’Entreprise de l’année, organisé par le bureau de consultance EY en collaboration avec L’Echo et BNP Paribas. La remise des prix se déroulera le lundi 7 octobre.

Qui va succéder à Easyfairs au titre d'"Entreprise de l'Année"? En détail, les candidats retenus sont:

Dufour, le ciel est la limite

Les origines du groupe Dufour remontent aux années 20, mais c’est après-guerre et surtout à partir des années 70 qu’il prend sa forme actuelle. Il se spécialise alors dans la fourniture d’engins de chantier puis dans la fabrication de béton. Au milieu des années 90, Dufour se diversifie dans les engins de levage particulièrement pour la construction d’éoliennes.

©Dufour

Le marché de cette nouvelle source énergétique est en plein boom et rares sont les acteurs capables de fournir les grues capables d’installer des mâts de plus en plus hauts et d’y hisser les pales et les moteurs. Le groupe poursuit sa diversification et est aujourd’hui actif dans l’environnement et gestion des déchets, le levage et manutention, le transport, le génie civil, la livraison de béton et la fourniture d’énergie.

Le groupe tournaisien s’est assez naturellement développé en France, qui constitue aujourd’hui l’un de ses axes majeurs de développement. Il se positionne notamment dans le cadre de remplacements d’ouvrage d’art (ponts, passerelles…) du Grand Paris. En 2017, le groupe affichait un chiffre d’affaires de près de 140 millions pour 750 employés.

John Cockerill (CMI), de la défense à l’énergie

Ancienne filiale de Cockerill Sambre, CMI en a vécu les soubresauts, de plus en plus externalisée au sein du conglomérat sidérurgique belge puis français après sa reprise par Usinor. Début du siècle, la filiale est mise en vente mais le deal capote. Bernard Serin, désigné par Usinor pour trouver un repreneur, se jette à l’eau et reprend l’entreprise avec Pierre Meyers.

©RV DOC

Indépendante, l’entreprise a tout loisir de renforcer ses métiers de base, la défense, la sidérurgie et l’usinage, et se développe aussi dans de nouvelles branches comme l’énergie et l’environnement. Depuis le mois d’avril dernier, CMI renoue avec son passé historique en reprenant le nom de son lointain ancêtre: John Cockerill.

Les activités d’ingénierie du groupe sont organisées en quatre secteurs: John Cockerill Energy, John Cockerill Defence, John Cockerill Industry et John Cockerill Environment. John Cockerill Services, le cinquième secteur, rassemble pour sa part les activités de services, toutes industries confondues. Le groupe a doublé son chiffre d’affaires sur ces cinq dernières années pour atteindre 1,279 milliard d’euros. Il emploie 5.550 personnes.

Trendy Foods, le grossiste de proximité

Trendy Foods, premier grossiste food et non-food du pays pour les petits distributeurs(supérettes de quartier, stations-service, librairies, night-shops, cinémas…) a très tôt senti l’évolution et le morcellement de la distribution de proximité. Grossiste en confiserie depuis sa création dans les années 70, elle a considérablement étendu son offre de produits, notamment dans le tabac, les cigarettes électroniques ou encore les accessoires de téléphonie, via des marques exclusives.

En 2003, Trendy Foods réalisait un chiffre d’affaires de 108 millions d’euros. En quinze ans, celui-ci a plus que décuplé. Cette croissance a pu être obtenue grâce à une optimisation de la chaîne logistique – aujourd’hui, la société dispose de dépôts à Bornem, près d’Anvers, et à Contern, au Luxembourg, ainsi que d’un parc de 76 camions – et à une diversification maximale de la clientèle et des produits.

Dirigée aujourd’hui par Francis Plunus, fils de l’un des fondateurs, Trendy Foods garde dans son actionnariat quatre des six familles fondatrices qui s’étaient associées dans les années 70.

Easi, le logiciel comptable dans les nuages

Créée en 1999, l’entreprise nivelloise n’est pas une novice en matière de compétition. Elle s’est déjà retrouvée dans le dernier carré de l’Entreprise de l’année en 2015. La même année, elle recevait le prix de meilleur employeur de l’année et l’année précédente, son emblématique patron recevait le titre de Manager de l’année.

©doc

Que serait d’ailleurs Easi sans Salvatore Curaba, par ailleurs propriétaire du club de foot de La Louvière? À 35 ans, et alors qu’il était sur le point de devenir directeur d’une grosse implantation bruxelloise d’un géant de l’informatique, Curaba fonde avec un partenaire Easi, une société qui veut révolutionner le marché des logiciels comptables.

Depuis, la "petite" boîte s’est considérablement développée et offre également des services de messagerie, de cloud et de CRM. Une croissance qui passe notamment par des acquisitions et l’expansion internationale. Elle compte aujourd’hui 240 employés et 5 bureaux en Belgique et au Luxembourg, de même que des filiales ou des représentations en France, aux Pays-Bas, en Espagne et en Suisse.

Du côté flamand, les candidats pour la 25e édition de "De onderneming van het Jaar" sont:

Actief, bureau d'intérim
Aertssen, société de construction
Kinepolis, groupe d'exploitation de salles de cinéma
Torfs, chaîne de magasins de chaussures

Le prix décerné par EY, L'Echo et BNP Paribas sera remis des mains du Premier ministre le 7 octobre prochain du côté francophone et le lendemain du côté néerlandophone. Le jury francophone, constitué d'entrepreneurs et d'académiciens, est présidé par Laurent Levaux. Ce concours est organisé depuis 1996 pour récompenser les entreprises belges qui se distinguent par leur approche innovante, leur internationalisation, leur esprit entrepreneurial, leur vision stratégique, leur situation financière et leur ténacité.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés