Trendy Foods, au service du petit commerce

©Anthony Dehez

Les prix de "L’Entreprise de l’année" et de "L’Entreprise prometteuse de l’année", organisés par EY, L’Echo et BNP Paribas, seront décernés le lundi 7 octobre. Qui succédera à Easyfairs et à Newpharma?

Pour se développer, il faut vivre avec son temps. Trendy Foods l’a bien compris et figure parmi les quatre finalistes en lice pour le titre de "L'Entreprise de l'année" avec Dufour, EASI et John Cockerill.

Fruit de la fusion, en 1970, de six grossistes en confiserie et boissons de la région verviétoise, elle s’est muée en une véritable centrale d’achat pour le petit commerce offrant une gamme de produits et de services très diversifiés. La société basée à Petit-Rechain connaît depuis plus de dix ans une expansion spectaculaire. La clé de son succès: une clientèle vaste (8.000 clients) et diversifiée (supérettes de quartier, stations-service, librairies, night-shops, cinémas…). Prochaine cible: les parcs de loisirs. Trendy Foods y ajoute une approche commerciale misant à la fois sur une offre étendue (15.000 produits) et sur un service de qualité.

Trendy Foods
  • Entreprise familiale créée en 1970 suite à la fusion de six grossistes.
  • Le chiffre d’affaires atteint 1,1 milliard d’euros (+73,9% en cinq ans).
  • Son bénéfice net est passé de 168.000 euros en 2013 à 2,38 millions en 2018.
  • Trendy Foods emploie près de 500 personnes (457 équivalents temps plein).

"Nous organisons tout ce qui est pesant pour nos clients: la logistique, la facturation, le suivi des impayés… Nos fournisseurs doivent juste fabriquer leurs produits et les vendre à notre clientèle, nous nous occupons du reste", souligne Francis Plunus, l’administrateur délégué de Trendy Foods.

Celui-ci incarne, avec Guido Bergmans qui codirige l’entreprise avec lui, la deuxième génération des familles à la tête de l’entreprise. Sur les six familles de grossistes qui se sont regroupées en 1970, il n’en reste plus aujourd’hui que deux actives et deux autres présentes dans l’actionnariat.

Initialement centrée sur la fourniture de confiseries, la société s’est progressivement ouverte aux boissons, puis aux produits d’alimentation générale, de tabac ou encore de téléphonie. Y compris dans les grandes surfaces, à qui elle propose des produits exclusifs. Qu’elle exporte aussi, essentiellement en Europe, mais aussi en Amérique du sud et en Asie.

Trendy Foods mise désormais également sur la spécialisation de l’approche client en s’appuyant sur le digital. À cet effet, elle a développé un CRM, un logiciel de gestion des relations avec la clientèle, qui doit permettre à de petits fournisseurs locaux de profiter du réseau de clients et de distribution de Trendy Foods.

56% de commandes digitales

"Aujourd’hui, 56% des commandes passent par le digital, contre 42% l’année dernière. Ce qui nous surprend beaucoup, c’est que ce sont les gros fournisseurs qui sont les plus actifs, alors que nous pensions au départ que cette plateforme bénéficierait surtout aux petits et moyens fournisseurs", explique Francis Plunus.

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Trendy Foods s’est aussi dotée d’outils permettant de mesurer l’efficacité de la logistique, des ventes et la rentabilité. "Cela porte vraiment ses fruits cette année, souligne son CEO. Avec cet outil, le responsable de dépôt peut chaque jour voir l’évolution des coûts, des colis préparés, etc. Ce tableau de bord nous permet de repérer instantanément les points d’attention et d’accroître l’efficacité, et donc la rentabilité."

Une pression supplémentaire pour le personnel? Sans doute, admet Francis Plunus. "Mais il ne faut pas oublier que notre métier génère de gros chiffres d’affaires mais des marges très faibles. On n’a donc pas droit à l’erreur. Un tel outil de gestion permet justement d’optimaliser la production."

L’utilisation des technologies se concrétise aussi dans la communication. Trendy Foods la gère en interne en s’appuyant sur deux graphistes et sur une community manager. "Depuis un an, nous sommes aussi très actifs sur les réseaux sociaux, ce qui nous différencie de nos concurrents", ajoute Francis Plunus.

Pour retrouver les autres nominés au titre de "L'Entreprise de l'année" 2019 et "L'Entreprise prometteuse de l'année" 2019, rendez-vous dans notre dossier.

Trendy Foods connaît depuis 2002 un essor spectaculaire. En dix ans, son chiffre d’affaires a plus que triplé, passant de 378 millions d’euros en 2008 à 1,1 milliard l’an dernier. L’entreprise verviétoise, qui emploie aujourd’hui près de 500 personnes, dispose aussi de dépôts à Bornem, près d’Anvers, et au Luxembourg. Où ses installations de Contern seront bientôt remplacées par un hangar flambant neuf de 10.000 mètres carrés.

Hormis le Grand-Duché, l’heure n’est pas à l’extension à l’international. L’expérience française arrêtée il y a deux ans a quelque peu refroidi les ardeurs des dirigeants de Trendy Foods. Pour eux, il y a de toute façon suffisamment à faire en Belgique. D’autant que l’entreprise s’est diversifiée dans les services de repas pour collectivités grâce au rachat de L’Épagneul, une petite société basée à Fernelmont et active dans le catering qui cible essentiellement les écoles et les maisons de repos. Un créneau en pleine croissance, qui, selon Francis Plunus, pourrait à terme représenter 20% du chiffre d’affaires.

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