Immersion

Visite virtuelle de la Grand Poste de Liège

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Par Maxime Samain, Arnaud Martin & Clément Bacq 25 décembre 2020

Développement: Benjamin Verboogen

Même pour le novice du GPS et le manche avec une bonne vieille carte papier, la bâtisse est immanquable dans le centre de Liège. Dressée fièrement en bord de Meuse, la Grand Poste et ses pierres bleues est l’un des plus beaux bâtiments de la cité Ardente. De l’extérieur, avec ses formes généreuses, l’ancien quartier général des facteurs fait l’unanimité. De l’intérieur, depuis quelques années, c’était un peu moins ça. Inaugurée en 1901, la Grand Poste était désertée depuis près de 15 années par ses postiers. Durant des années les événements (à la légalité parfois toute relative) s’y sont succédés sans réelle perspectives digne de ce nom. Un investisseur immobilier s’est finalement fait connaitre au début du millénaire. En partenariat avec la société BPI, il aurait bien installé dans la cathédrale un beau centre commercial. Sans succès, la faute notamment à des questions de parking.

Il fallait donc trouver une autre affectation à l’impressionnant immeuble. Le sauveur ce nomme Noshaq. Il y a quelques mois, le bras financier liégeois est entré dans la danse, bien décidé à faire à nouveau briller l’écrin. Et comme son habitude, Gaëtan Servais, le CEO de Noshaq n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. La Grand Poste version 2.0, ce sera pour 2021. Le projet ? Un lieu qui rassemblera à la fois un coworking, des espaces pour les entreprises et des incubateurs. Et comme Noshaq a pas mal de place, ils ont aussi invité leurs amis du monde médiatique. La Grand Poste sera le pôle liégeois du secteur. En un même lieu se retrouveront RTC, 48Fm, SudPresse et la fac de journalisme de l’ULiège. Chauds boulets.

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Prises de vue réalisées avec Nodalview.

La découverte des lieux commencent par le cœur du bâtiment. On y est pas encore tout à fait mais l’espace impressionne déjà. Ses dimensions, sa lumière et son aménagement encore peaufiner donnent presque envie de lancer sa start-up en bord de Meuse. Par rapport à la version originale, le premier gros changement se situe du côté de l’entrée. Elle se fera désormais directement face au fleuve. «Ce qui sera forcément bien plus sympa et qui permettra de donner directement sur l’espace que l’on compte installé à la place de l’actuel parking », développe Gérôme Vanherf, devant une étendue de voitures. L’ancienne entrée principale a, elle, été bouchée par une sorte de gradin montant jusqu’au premier étage et donnant sur un écran géant, encore à installer.

L’atrium est le cœur principal de la bâtisse qui dispose de 7.000 mètres carrés d’espace disponible. Ça sent bon la modernité. Les architectes ont toutefois pris le soin de garder ce qui s’était fait de mieux il y a un peu plus de 120 ans. « L’extérieur est classé et a donc juste été nettoyé. A l’intérieur, nous avons conservé et restaurer les colonnes dont certaines en avaient bien besoin », détaille le responsable du projet. Au-dessus des têtes, les verrières ont également été conservées, amenant une lumière naturelle dans l’espace principal. L’effet séduction en poche, la suite se passe au bar. «L’endroit le plus important pour des Liégeois», se marre le guide. Les tabourets, les fléchettes et le bac à 421 ne sont pas encore installés, mais on imagine déjà l’ambiance idéal pour parler business et négocier les contrats.

Les discussions devraient aussi être toute autre. Car même si le digital et le numérique seront l’une des priorité, la Grand Poste veut garder l’ancrage locale qu’à toujours représenté le bâtiment dans le quartier. Il accueillera donc aussi le grand public. Cela se fera via le fameux bar donc mais aussi avec une dizaine d’échoppes installées juste à côté et qui accueilleront des artisans et commerçant de bouche locaux.

La suite de la visite, se passe à l’étage. L’open-space prend forme au tour du fameux espace central. Les grandes tables se succèdent autour des aménagements plus intimes. La vue du premier étage rappel encore un peu plus l’immensité de la bâtisse. L’espace est colossale et les murs se font rares. C’est parti pour le deuxième étage avec cette fois de généreuse salles bien segmentée de solides murs pour l’accueil de locataires plus classiques. Mention spécial pour la salle donnant sur une terrasse sur le toit qui ferait envier le fan de jeudredi super sympa sur rooftop (avec l’accent).

La suite de la visite, se passe à l’étage. L’open-space prend forme au tour du fameux espace central. Les grandes tables se succèdent autour des aménagements plus intimes. La vue du premier étage rappel encore un peu plus l’immensité de la bâtisse. L’espace est colossale et les murs se font rares. C’est parti pour le deuxième étage avec cette fois de généreuse salles bien segmentée de solides murs pour l’accueil de locataires plus classiques. Mention spécial pour la salle donnant sur une terrasse sur le toit qui ferait envier le fan de jeudredi super sympa sur rooftop (avec l’accent).

Reste la visite du sous-sol, espace au moins aussi important que le reste du bâtiment. En dessous du futur bar, s’installe une dizaine d’énormes cuves à bière. Gérôme Vanherf ne mentait pas quand il parlait de produits locaux. Les porteurs du projets ont en effet décidé d’accueillir une brasserie au sous-sol qui se chargera du brassage d’un paquet de marques ne disposant pas de leurs propres infrastructures. Toutes finiront dans les pompes du bar au-dessus. A l’image du reste du bâtiment, l’installation du sous-sol est énorme. Demandez à notre journaliste tech Maxime Samain, qui est parvenu à se perdre après cinq minutes dans les entrailles encore mal éclairées de la Grand Poste.

Des bières à la vie étudiante, il n’y a qu’un pas. Ce sera aussi le cas dans le sous-sol liégeois. L’espace restant à côté de la brasserie sera occupé par la faculté de journalisme de l’ULiège. L’université disposera ici d’une dizaine de petites salles d’enregistrement pour les François De Brigode de demain. Les espaces de travaux pratiques s’étalent tout autour d’un véritable studio professionnel qui n’a rien à envier aux installations de la chaine d’infos en continue récemment lancée. « Certains étudiants nous ont dit qu’ils étaient prêts à recommencer leur année pour pouvoir en profiter », rigole le responsable de la visite au retour en surface.