10.000 emplois belges concernés par le programme de cessions d'Engie

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"Pas d'impact sur l'emploi", mais les 10.000 employés d'Engie Solutions (Axima, Cofely et Fabricom) pourraient être séparés du groupe Engie. Dans le cadre de son recentrage stratégique, le groupe s'apprête à créer une nouvelle entité dont l'actionnariat n'est pas déterminé.

Depuis juillet dernier et l'annonce des résultats semestriels, le géant énergétique français a entamé un virage - un "recentrage" - stratégique important visant à se concentrer plutôt sur le développement de ses activités dans le renouvelable et les infrastructures que sur les services ("solutions clients"), plus éloignés des métiers de l'énergie (et plus exposés à la crise sanitaire).

Conséquence de la "phase 1" de ce recentrage stratégique, le pôle "solutions clients" a donc été scindé en deux. D'un côté, on retrouve les activités centrées sur le renouvelable et les infrastructures et de l'autre, celles moins alignées avec la nouvelle stratégie du groupe, comme les services de maintenance, la gestion de la chaîne de froid, la climatisation ou la ventilation. C'est précisément autour de cette deuxième subdivision que l'incertitude subsiste et que le spectre de cessions potentielles plane.

"Nous visons simplement une plus grande autonomie pour les activités séparées, ce qui leur permettra de renforcer leur rôle de leader sur le marché."
Anne-Sophie Hugé
Porte-Parole d'Engie Electrabel

En Belgique, ils sont 10.000 à travailler pour Engie Solutions - Axima (refroidissement et chauffage), Cofely (gestion des bâtiments) et Fabricom (installations électriques), soit la filiale à 100% d'Engie directement intégrée dans la nouvelle entité. Pour l'heure, Engie tient à rassurer. "Les activités de service du groupe Engie resteront de toute façon ensemble. Nous visons simplement une plus grande autonomie pour elles, ce qui leur permettra de renforcer leur rôle de leader sur le marché", a indiqué la porte-parole belge du groupe, Anne-Sophie Hugé.

Quelle autonomie?

Seulement, c'est bien cette notion d'"autonomie" qui sème le doute. En effet, alors qu'Engie a annoncé vouloir se séparer de près de deux tiers de ses activités de services dans l'espoir de récolter 8 milliards d'euros à investir dans ses filières renouvelables et infrastructures, l'avenir de ces activités séparées du reste du groupe semble incertain.

"Il n'y aura pas d'impact sur l'emploi."
Engie

Par "autonomie", faut-il comprendre que tout ou partie des parts d'Engie Solutions sera vendu ? Faut-il s'attendre à une mise en Bourse du capital ? Peut-être. En effet, Engie annonce que "les prochaines étapes sont la conception de l'organisation et la nomination des futures équipes managériales pour la nouvelle entité proposée, la préparation de la séparation des activités, et enfin l'examen des options d’actionnariat futur".

Mais pour l'instant, avant de pouvoir en dire plus, l'énergéticien l'affirme: "Il n'y aura pas d'impact sur l'emploi."

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