7.000 emplois menacés par la fermeture des centrales nucléaires

Devant le site de Doel, les cadres expriment leur désapprobation de la décision du gouvernement De Croo de sortir du nucléaire en 2025. ©BELGA

Ce vendredi, les cadres des centrales nucléaires de Doel et Tihange ont mené des actions pour protester contre la décision du gouvernement De Croo de sortir du nucléaire en 2025. D'après eux, une prolongation de 2 GW permettrait de sauver 2.000 postes.

Ils étaient 300 ce vendredi matin à faire entendre leur mécontentement sur le site de Tihange. 300 à suivre le mouvement initié par la Confédération nationale des cadres (CNC) pour protester contre la décision du gouvernement De Croo de sortir du nucléaire en 2025. A Doel, l'autre centrale nucléaire du pays, des actions similaires ont été menées.

"L'impact sur les emplois est énorme et nous constatons que la lettre adressée aux formateurs et aux présidents de partis durant les négociations gouvernementales n'a pas été prise en compte."
Philippe Hendrickx
Vice-président de la Confédération nationale des cadres

"L'objectif était de se faire entendre sans bloquer l'entrée aux autres membres du personnel. Ici, l'impact sur les emplois est énorme et nous constatons que la lettre adressée aux formateurs et aux présidents de partis durant les négociations gouvernementales n'a pas été prise en compte", a expliqué le vice-président de la CNC Philippe Hendrickx, qui set aussi cadre chez Electrabel, au micro de l'agence Belga. "Nous leur demandions de prendre les décisions qui s'imposent avec une vision à long terme afin de préserver les emplois et d'assurer la sécurité d'approvisionnement", a-t-il ajouté.

Inquiétude pour l'emploi

Au menu des revendications du CNC, la mise à mal de la sécurité d'approvisionnement en électricité du pays au lendemain de la fermeture des réacteurs, bien sûr, mais surtout une piqûre de rappel quant à l'important impact sur l'emploi d'une telle décision.

En Belgique, 20.000 emplois sont liés au secteur électro-nucléaire. Selon Philippe Hendrickx et le Forum pour l'emploi, environ 7.000 emplois directs, indirects et induits seraient supprimés au lendemain de la fermeture totale des réacteurs. "Une prolongation de 2 GW permettrait de sauver au moins 2.000 emplois", nous glisse-t-on.

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