Des activistes réclament le démantèlement de Shell

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Suite à la crise du coronavirus, les manifestants n'ont pas pu organiser l'action de masse qu'ils avaient prévue. Ils ont donc décidé de taguer une vingtaine de ses stations-service.

Des activistes climatiques appelant au démantèlement de la multinationale pétrolière anglo-néerlandaise Royal Dutch Shell ont tagué une vingtaine de ses stations-service à Bruxelles, Anvers et Gand, ont-ils indiqué mardi dans un communiqué. D'autres manifestants se sont fait entendre devant le siège de l'entreprise à La Haye, après une nuit d'actions décentralisées.

Suite à la crise du coronavirus, les manifestants n'ont pas pu organiser l'action de masse qu'ils avaient prévue. Les autorités municipales de La Haye n'avaient autorisé qu'une trentaine de manifestants par crainte de la contagion. Dans certaines stations-service de Bois-le-Duc et Groningue, les militants ont toutefois attaché les tuyaux des pompes pour empêcher leur utilisation.

Des manifestations à plus petite échelle ont également eu lieu dans d'autres pays européens sous le slogan #ShellMustFall. Des manifestants ont ainsi pédalé le long des stations-service à Berlin, tandis que d'autres occupaient certaines stations-service à Prague.

Shell tenait mardi son assemblée annuelle des actionnaires. Les militants, dont quelques Belges, entendaient dénoncer par leurs actions le fait que la compagnie pétrolière "continue d'opter pour le profit au détriment du climat, de la nature et de la vie humaine." La multinationale a tenu à faire savoir dans une réaction qu'elle soutenait l'accord de Paris. "En ce sens, nous avons le même but que ces militants. Cependant, nous ne sommes pas d'accord sur le chemin."

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