Deux projets francophones dans le fonds de transition énergétique

Un des projets retenus de CMI qui veut développer des solutions de stockage d’électricité performantes et de grande taille. (photo: batteries lithium-ion japonaises) ©Bloomberg

Deux projets francophones vont finalement recevoir du financement du fonds de transition énergétique suite au retrait d'un projet d'Arcelor Mittal.

La ministre fédérale de l’énergie Marie Christine Marghem (MR) a finalement réussi à glisser deux projets francophones dans la liste des 17 projets qui vont recevoir près de 28 millions d’euros de subventions du fonds de transition énergétique.

Ce fonds, alimenté à hauteur de 20 millions d’euros par an par Engie Electrabel en échange de la prolongation de Doel 1 et 2, vise à soutenir la recherche et le développement dans le domaine de l’énergie.

6,1 millions €
C’est un projet du SCK-CEN qui recevra la plus grosse subvention, soit 6,1 millions d’euros. Il est lié aux déchets nucléaires.

On vous passe les détails, mais l’administration avait été fort tatillonne dans la sélection des candidats et au final, n’avait retenu aucun projet à 100% francophone. La ministre a finalement retiré de la liste un projet d’Arcelor Mittal, dont le financement n’était pas acquis – il dépendait aussi de la BEI. Comme il pesait 8,3 millions d’euros, cela a permis de repêcher trois autres projets, dont deux wallons.

Le premier, Metis, émane de la société de maintenance et d’ingénierie CMI, qui veut développer des solutions de stockage d’électricité performantes et de grande taille. Elle est en train d’installer à Seraing un prototype innovant, qui combine des batteries lithium-ion et des batteries à flux, et piloté par un système automatisé.

Marie-Christine Marghem ©BELGA

Il va bénéficier d’un soutien de 1,1 million d’euros.

Le second émane du professeur Damien Ernst, de l’ULiège, et s’appelle Remi. Il recevra 667.600 euros et va étudier les impacts sur la Belgique d’un réseau d’électricité reliant les différents continents pour collecter l’énergie renouvelable aux endroits les plus opportuns.

À noter que 7 projets liés au nucléaire figurent dans les projets retenus, dont celui qui bénéficie de la plus grosse subvention: le projet Asof, porté par le SCK-CEN de Mol, recevra un soutien de 6,1 millions d’euros.

Ce projet de recherche fondamentale vise à développer des processus innovants sur la séparation, la conversion et le conditionnement du combustible nucléaire usé, ce qui devrait permettre d’améliorer le coût, le risque et l’empreinte écologique de leur stockage.

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