Electrabel projette de stocker l'électricité à grande échelle à Drogenbos

C’est sur le site de la centrale au gaz de Drogenbos que ce stockage à grande échelle va être installé. ©Photo News

Engie Electrabel travaille à ce projet de stockage d’électricité à partir de batteries lithium-ion. C’est une première à cette échelle en Belgique. Le site de Drogenbos a été choisi.

Engie Electrabel prévoit d’installer d’ici la mi-2017, sur le site de sa centrale au gaz de Drogenbos, pas moins de 6 MW de batteries lithium-ion. Une première à cette échelle en Belgique. Le plus grand stockage de ce type dans le monde est celui d’Escondido, en Californie, qu’AES vient de terminer et qui affiche une capacité de 30 MW.

L’objectif d’Electrabel? Non seulement développer une solution qui ait du sens en termes de business, mais aussi étudier plus en profondeur ce type de solutions, amenées à jouer un rôle croissant dans l’équilibre du réseau avec le développement des énergies renouvelables, dont la plupart sont intermittentes. "C’est à la fois un projet industriel et une plateforme technologique, qui va nous offrir des opportunités d’apprendre et de développer de futures solutions énergétiques", explique Anne-Sophie Hugé, porte-parole d’Engie Electrabel.

"C’est à la fois un projet industriel et une plateforme technologique."
Anne-Sophie Hugé
Porte-parole d’Engie Electrabel

Différentes entités du groupe vont être associées à ce projet, dont l’Engie Lab (ex-Laborelec), le centre de recherche du groupe en Belgique qui teste notamment les batteries de demain.

Le projet pourrait ne pas s’arrêter à cette première phase de 6 MW. Le groupe examine l’intérêt d’en augmenter la capacité avec d’autres batteries, ou d’autres solutions de stockage – comme du stockage d’électricité par air comprimé. "C’est à l’analyse pour l’instant", précise Anne-Sophie Hugé.

©Belgaimage

Engie Electrabel est pour le moment en phase de commandes. L’entreprise a choisi de travailler avec différents fournisseurs, dont elle refuse de communiquer les noms, pour tester différentes batteries lithium-ion. Des batteries qui vont être installées de façon graduelle dans les mois qui viennent.

Electrabel ne précise pas non plus le montant de l’investissement, mais elle affirme que le projet devrait être rentable, si l’on tient compte du fait que l’investissement est dédié en partie à l’apprentissage du groupe sur ces futures technologies. Les revenus devraient venir notamment de contrats passés avec Elia pour contribuer à l’équilibre du réseau à haute tension. "Nous allons voir également ce qu’il est possible de développer par rapport à nos clients en termes de stockage décentralisé", précise Anne-Sophie Hugé.

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