General Electric réduit son dividende de moitié

"Nous comprenons l'importance de cette décision pour nos actionnaires et nous ne l'avons pas prise à la légère", a expliqué John Flannery, CEO depuis le 1er août et à qui revient la tâche titanesque de relancer le fleuron de 125 ans en panne actuellement après avoir échoué à anticiper le retournement des marchés pétrolier et énergétique. ©Bloomberg

General Electric va réduire de moitié son dividende, une première depuis 2009. Et plus globalement, devrait annoncer des milliers de suppressions d'emplois et des cessions d'actifs...

General Electric va réduire de moitié, à 12 cents, son dividende trimestriel, dans le cadre d'un plan de refonte du conglomérat industriel que le PDG John Flannery présente ce lundi. La mesure entrera en vigueur à partir de décembre. 

C'est la troisième fois de son histoire - avant cela durant la Grande Dépression et durant la crise financière de 2009 - que le conglomérat fondé il y a 125 ans abaisse son dividende.

Pourquoi? Cette décision, très attendue après la dégradation du cash flow survenue cette année, permettra d'économiser dans les quatre milliards de dollars (3,4 milliards d'euros).

Le conglomérat industriel américain a vu sa capitalisation boursièrefondre de plus de 100 milliards de dollars depuis janvier.

 "Nous agissons dans l'urgence pour rendre GE plus simple et fort afin de créer de la croissance et de la valeur pour les actionnaires" (John Flannery, le patron de GE)

Flannery compte présenter ce lundi un plan de recentrage du conglomérat sur ses trois grandes divisions, à savoir aviation, électricité et santé, rapporte le Wall Street Journal, citant une source proche du dossier. Ce plan ne va pas jusqu'au démantèlement ou jusqu'à une restructuration plus radicale de la structure mais il sera question de mettre un terme à la plupart des autres opérations, ajoute le quotidien financier.

Que dit encore le plan? GE compte également céder sa participation majoritaire dans le parapétrolier Baker Hughes , devenue une société cotée indépendante en juillet après sa fusion avec le pôle gaz et pétrole du conglomérat, écrit encore le WSJ.

Outre une baisse du dividende, GE devrait annoncer vers 14H00 GMT une nouvelle cure d'austérité qui va se traduire par des milliers de suppressions d'emplois, notamment dans la division GE Power, qui comprend les activités énergétiques du français Alstom acquises en 2015, selon une source proche du dossier sous couvert d'anonymat.

Le groupe américain devrait se recentrer sur trois activités (l'aéronautique, la santé (équipements médicaux) et l'énergie) et mettre en vente le reste des actifs.
Les effectifs de GE ont diminué de 11% l'an dernier comparé à 2015. GE employait en effet 333.000 personnes fin 2015 et n'en avait plus que 295.000 fin 2016.

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