La nouvelle Issol a séduit trois investisseurs privés

Issol a redémarré avec cinq investisseurs privés et 18 travailleurs. ©Anthony Dehez

Après avoir relancé le fleuron wallon du photovoltaïque intégré en janvier, Olivier Demeijer et Michel Grignard ont fait entrer trois investisseurs privés dans leur tour de table.

Les repreneurs du fleuron wallon Issol ont bouclé leur tour de table. Olivier Demeijer et Michel Grignard ont fait entrer trois investisseurs privés dans le capital de l'entreprise spécialisée dans les installations photovoltaïques intégrées aux bâtiments. Demeijer et Grignard avaient, pour rappel, racheté les actifs au curateur au début du mois de janvier, quatre mois après la faillite d'Issol, et relancé la mécanique en reprenant une partie des travailleurs de l'ancienne société ainsi que son unité de production à Dison.

Ils cherchaient alors des investisseurs pour les accompagner. C'est désormais chose faite. Deux des trois nouveaux venus s'appellent Julien Hans et Damien Haulet, tandis que le troisième a souhaité rester en retrait. Julien Hans et Damien Haulet ont fondé ensemble Connectic, une entreprise qui exploite un système de traçage logistique pour camions. Ils ont aussi accumulé de l'expérience dans l'investissement et le conseil stratégique aux PME et start-ups. On ne présente plus Olivier Demeijer, qui a été CEO d'Issol durant quelques mois en 2019, ni Michel Grignard, ancien réviseur qui avait fondé un cabinet avec André Kilesse, intégré depuis dans BDO.

Moyens et diversification

Ensemble, les cinq hommes ont injecté un million d'euros dans la nouvelle Issol. De quoi alimenter le moteur. Ils siégeront tous au conseil d'administration de la nouvelle société, mais Demeijer sera le seul d'entre eux présent dans l'opérationnel.

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million €
Les cinq actionnaires ont injecté un million d'euros dans les fonds de roulement de la nouvelle société.

Concrètement, la PME travaille déjà depuis janvier. Elle a terminé et livré des projets qui étaient en cours de réalisation au moment de la culbute. Et elle est en train d'honorer trois commandes de prestige, La Poste du Louvre à Paris, le projet Botasolar et la Gare Maritime à Bruxelles.

"Mis à part nos projets phares et emblématiques, nous croyons fermement en la valeur des installations photovoltaïques intégrées aux bâtiments en tant qu'application conventionnelle", souligne Olivier Demeijer, le nouveau directeur général, dans un communiqué. Cela signifie que l'entreprise ne se contentera plus, comme par le passé, de miser sur les grands projets très visibles, mais qu'elle étendra sa production au marché de masse. "Pour assurer l'avenir de l'entreprise, il faut développer aussi de plus petits projets, y compris pour une clientèle de particuliers", explique Luisa Marchina, la directrice marketing. Diversification vers des clients "mainstream", en somme.

"Mis à part nos projets phares et emblématiques, nous croyons fermement en la valeur des installations photovoltaïques intégrées aux bâtiments en tant qu'application conventionnelle."
Olivier Demeijer
directeur général, Issol

Issol emploie 18 personnes et entend continuer de se déployer à l'international. Son ambition? "Devenir un contributeur de premier plan des smart cities de demain grâce à des constructions durables."   

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