Pourquoi l'électricité des ménages belges est l'une des plus chères d'Europe

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Pour les ménages belges, la facture électrique reste l’une des plus élevée d’Europe: les prix belges flirtaient en 2017 avec les 300 euros par mégawatt-heure (MWh), proches de ceux de l’Allemagne et du Danemark, qui occupaient respectivement la première et deuxième place du podium.

Le niveau élevé de la note des Belges s’explique notamment par la part élevée du prix du réseau: à 105 euros/MWh, cette composante de la facture belge est la plus élevée de l’Union – elle représente plus du double de la moyenne européenne. C’est ce qu’il ressort d’un rapport que la Commission européenne publiait ce mercredi sur les prix de l’énergie dans l’Union.

Pour l’industrie, par contre, les prix belges sont proches de la moyenne européenne, sous la barre des 100 euros/MWh. Cela s’explique ici aussi en partie par la composante réseau de la facture: à 18 euros par MWh acheminé vers les industries de taille moyenne, le réseau électrique belge est l’un des meilleurs marchés de l’Union. Ce n’est pas vrai pour les petits consommateurs industriels, pour qui le réseau est l’un des plus chers de l’Union (56 euros/MWh).

"Pour les ménages dont la consommation d’électricité est faible, l’adoption de tels contrats permettrait de réaliser des économies annuelles en approvisionnement énergétique de l’ordre de 22% à 70%."

À l’échelle européenne, l’étude met en lumière "la nécessité de protéger les ménages vulnérables" aux prix élevés de l’énergie. L’exécutif européen encourage les ménages à utiliser des "contrats à tarification dynamique" et des compteurs intelligents: "Pour les ménages dont la consommation d’électricité est faible, l’adoption de tels contrats permettrait de réaliser des économies annuelles en approvisionnement énergétique de l’ordre de 22% à 70%."

S’agissant plus généralement de l’approvisionnement énergétique de l’Union, les prix de détail réels pour les entreprises restaient plus élevés qu’aux États-Unis, en Chine ou en Turquie, mais inférieurs à ceux du Japon ou du Brésil. La "facture des importations" que l’Union paie aux fournisseurs extérieurs de combustibles fossiles a atteint en 2017 la somme de 266 milliards d’euros: une hausse de 26% sur un an, due à l’évolution des prix du pétrole.

La Commission note que la volatilité du taux de change du dollar américain pourrait encore alourdir la facture: "Une utilisation de l’euro dans les importations de produits énergétiques contribuerait à réduire l’incertitude quant à leurs coûts", indique l’administration. Le rapport souligne encore que l’importante volatilité des prix de l’énergie "confirme les solides arguments économiques en faveur de la décarbonation de l’économie européenne et en renforcent les avantages".

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