Sylvania ferme son site de Tirlemont

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Le producteur d'ampoules Sylvania cesse ses activités à Tirlemont. Quelque 180 emplois sont ainsi menacés selon les syndicats.

Le producteur d'ampoules Sylvania Lighting, basé à Tirlemont, a annoncé ce vendredi son intention d'arrêter sa production, une mesure qui pourrait coûter quelque 180 emplois (110 ouvriers et 70 employés). La direction, de son côté, parle de 170 emplois menacés.

"Après la fermeture de la chaîne de production, il ne restera à Tirlemont qu'une trentaine de personnes, dans les services de soutien comme la comptabilité ou l'IT", a expliqué Peter Huybrighs, délégué principal de la CSC.

Selon ce dernier, l'annonce de la direction constitue un véritable drame pour les travailleurs, dont la moyenne d'âge et l'ancienneté sont assez élevées.

Les travailleurs sont rentrés chez eux ce vendredi et ne se présenteront pas à leur poste lundi. "Tout le monde est attendu mardi, jour où commenceront également les négociations dans le cadre de la loi Renault", a encore indiqué le représentant du syndicat chrétien.

En décembre 2015, la société, déjà confrontée à des difficultés financières, avait été reprise par le groupe chinois Feilo. Le groupe chinois avait acquis 80% des actions alors détenues par Havells, la maison-mère indienne de Sylvania. Depuis a société connaît des difficultés qui aboutissent à la fermeture du site de Tirlemont.

Le Chinois avait après son rachat adapté la production afin de répondre aux exigences européennes qui entendaient bannir les halogènes. Mais l'entreprise avait peiné à trouver un marché de niche. Les ventes avaient alors chuté forçant l'entreprise à avoir recours au chômage économique. Le chiffre d'affaires record de 2013 avec 36 millions d'euros, s'était ainsi tassé à 20 millions l'an dernier.

Le General manager, Luc Debleser, parle d'une concurrence meurtrière. D'un côté, le site de Tirlemont devait faire face aux lampes bon marché venues de Chine et du Moyen-Orient. De l'autre côté, il cite les petits acteurs qui envahissent le marché avec des produits sur mesure. "Notre activité n'a juste plus d'avenir". 

Pourtant jusqu'au bout, il se voulait optimiste. Il déclarait encore en septembre dans la presse flamande que certes le secteur connaissait des difficultés, mais "J'entrevoie une reprise des volumes, car nous attendons un bon nombre de commandes pour le mois d'octobre. De quoi travailler jusqu'en 2017."

©BELGA

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