AGC-Roux : 120 emplois pourraient être sauvés

©BELGA

Le groupe Strazzante confirme son intention de déployer un nouveau projet industriel verrier sur le site de Roux/Charleroi condamné par son actionnaire actuel le japonais AGC. Plusieurs contacts sont programmés dès ce lundi entre AGC et les syndicats pour des compléments d’information et, le cas échéant, l’organisation de la cession des actifs.

A la veille de ce week-end, les premiers contacts officiels ont été noués entre les organisations syndicales de l’usine AGC-Roux et le groupe Strazzante, candidat repreneur de ce site verrier carolo.

Des informations révélées par les syndicats, il apparaît que 120 postes de travail (sur 180 aujourd’hui) pourraient  être sauvés.

Dans le projet de relance, outre les fabrications traditionnelles de ce site (verres solaires et imprimés)  figure  la production d’un nouveau type de verre solaire.

Un processus et un produit innovant qui n’ont pas été détaillés vendredi devant les syndicats puisque des demandes de brevet sont en cours.

Le groupe Strazzante a fait savoir aussi que la commercialisation de ce nouveau verre solaire, " pour être concurrentiel avec les produits chinois, exigera une contraction globale de la masse salariale de l’ordre de 15% " précise Jean-Marc Deflandre, en charge du volet financier de ce projet de relance.

Avec AGC-Barevka

Pepe Strazzante a également expliqué aux syndicats que ce projet de relance ne tiendrait la route que s’il était  financièrement soutenu par La Wallonie.

Par ailleurs, la division européenne " verre plat " d’AGC Glass s’engagerait à supporter, pendant trois ans, le projet de relance au niveau commercial, logistique et R & D.

Enfin, l’accord négocié entre AGC et le groupe Strazzante suppose aussi que ce dernier prenne le contrôle d’AGC-Barevka.

Cette unité tchèque, avec une soixantaine de personnes occupées, a hérité de la quasi totalité de la production de verre imprimé qui était avant fabriqué à Charleroi.

Plusieurs contacts sont programmés dès ce lundi entre AGC et les syndicats pour des compléments d’information et, le cas échéant, l’organisation de la cession des actifs.

AGC, répétons-le, souhaite se séparer de son usine carolorégienne, très déficitaire (11 millions de perte à fin 2012 et un montant au moins identique à fin 2013), d’ici la fin de l’année.

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