Alerte à la centrale nucléaire britannique de Sellafield

©REUTERS

Des "niveaux élevés de radioactivité" ont été détectés sur le site nucléaire de Sellafield, dans le nord-ouest de l'Angleterre, le plus vieux et le plus gros complexe nucléaire européen. L'autorité nucléaire affirme qu'il n'y a pas de danger pour la population.

Un niveau inhabituellement élevé de radioactivité a été mesuré vendredi à l'usine de retraitement nucléaire de Sellafield, dans le nord-ouest de l'Angleterre.

"Conséquence des mesures de prudence adoptées, le site de Sellafield fonctionne normalement, mais à effectifs réduits", a déclaré la direction. Seuls les employés jugés essentiels ont été admis sur le site, situé sur la côte de la mer d'Irlande.

"Les niveaux de radioactivité détectés sont au-dessus de la normale mais bien en dessous d'un niveau qui exigerait toute action prise par le personnel sur ou en dehors du site", selon la même source. "Le personnel continue de travailler et les usines (de Sellafield) de fonctionner, tandis que l'enquête se poursuit."

"Il n'y pas de risque pour la population, pas plus que pour les employés sur place", a-t-elle déclaré.

Le ministère britannique de l'Energie a dit être en contact permanent avec le site de Sellafield et ne pas avoir de raison de penser que l'incident est plus grave que ce que la direction de l'usine de retraitement a décrit.

L'Autorité britannique de démantèlement nucléaire (NDA) a estimé pour sa part qu'il était trop tôt pour dire si une fuite était responsable de la hausse de la radioactivité. "Il est trop tôt pour dire s'il s'agit d'une fuite", a dit Bill Hamilton, porte-parole de la NDA. "Les mesures prises l'ont été en vertu du principe de précaution. Il n'y a aucun danger pour les employés, les habitants ou les animaux. Pour le moment, nous ignorons d'où provient la radioactivité", a dit le
porte-parole de l'organisme, qui est affilié au ministère de l'Energie.

Sellafield est soumise à un programme de démantèlement assuré par un consortium constitué de l'entreprise britannique Amec, le groupe français Areva et la société américaine URS. Première centrale nucléaire dans le monde à fournir de l'électricité au public, elle a cessé d'en produire en 2003. Le site est désormais utilisé pour le stockage des déchets nucléaires et le retraitement du combustible usé.

En mars 2013, il avait été momentanément fermé "par précaution" à cause d'intempéries.

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