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Augmentation de capital imminente pour Areva

©BLOOMBERG NEWS

"Pour la première étape de la recapitalisation d'Areva, c'est imminent", a déclaré le ministre de l'Industrie et de l'Energie M. Besson sur Europe 1, sans être toutefois en mesure de dire si l'opération serait annoncée "dans quelques heures ou dans quelques jours".

Le ministre de l'Industrie et de l'Energie Eric Besson a confirmé dimanche le bouclage "imminent" d'une "première étape" de l'augmentation de capital du groupe nucléaire public Areva, avec une participation du fonds souverain du Koweït auquel s'associera l'Etat français.
"Pour la première étape de la recapitalisation d'Areva, c'est imminent", a déclaré M. Besson sur Europe 1, sans être toutefois en mesure de dire si l'opération serait annoncée "dans quelques heures ou dans quelques jours".
Le ministre n'a pas voulu dévoiler de chiffre précis, alors que la presse a évoqué ces derniers jours un montant d'environ 750 millions d'euros, dans lequel les pouvoirs publics pourraient contribuer à hauteur d'un tiers, le solde étant pris en charge par le Koweit.
"Ce qui a été arrêté, c'est l'idée qu'il y aurait une première étape avec une négociation qui, je crois, avance bien avec le fonds souverain du Koweit d'une part. Et a été arrêtée par le président de la République récemment l'idée que l'Etat apporterait sa contribution", a-t-il dit.
M. Besson a laissé la porte ouverte à un nouveau tour de table en 2011, dont pourraient alors faire partie le fonds souverain du Qatar, avec lequel les négociations ont jusqu'ici achoppé, et le groupe japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI).
"Qui dit première étape dit possibilité de négocier en deuxième étape avec d'autres, avec ceux que vous avez cités, le Qatar et Mitsubishi, éventuellement d'autres encore", a-t-il fait valoir.
Interrogé sur l'éventualité d'une participation d'EDF et d'Alstom à cette seconde phase, Eric Besson a répondu que "visiblement, le président de la République n'a écarté aucune piste de travail".
L'augmentation de capital d'Areva, détenu à 93% par l'Etat, est un véritable serpent de mer dans le paysage du nucléaire français : le groupe la réclame depuis sa création en 2001.
Les pouvoirs publics affichent depuis l'été l'objectif de la boucler avant fin 2010, mais l'opération a été reportée à deux reprises ces dernières semaines et l'Etat va se retrouver contraint d'y souscrire lui-même, faute d'investisseurs trouvant grâce aux yeux du gouvernement.
Selon la presse, l'Elysée aurait opposé une fin de non-recevoir aux exigences du fonds souverain du Qatar, qui souhaitait pouvoir convertir ses futures actions Areva en participation dans les mines d'uranium du groupe.
En outre, les discussions butaient sur le prix. Le Qatar estimait en effet à 8 milliards d'euros la valeur du groupe nucléaire, alors qu'elle avait été évalué à 12,2 milliards d'euros à sa création en 2001.
Quant à l'entrée de Mitsubishi Heavy Industries (MHI), elle aurait été écartée en raison des réticences à un tel rapprochement exprimées par Alstom et d'EDF, deux autres champions français du secteur.

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